L’Inspecteur général des finances, chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, est intervenu ce vendredi 12 juin au 5ᵉ jour du séminaire de renforcement des capacités des partenaires des médias et de la société civile, consacré à l’appropriation du plan stratégique triennal 2026-2028.
Dans son intervention, il est revenu sur la mise en œuvre du contrôle systémique à travers la digitalisation.
« Aujourd’hui, tout le monde est embarqué dans cette révolution numérique, qui est une révolution mondiale », a-t-il déclaré,
Il a situé l’action de l’IGF dans un contexte de transformation globale. Une évolution à laquelle, selon lui, il faut s’adapter.
« Il y a un appel à notre intelligence pour que nous puissions nous adapter à cette révolution », a-t-il ajouté.
Dans cette dynamique, il a insisté sur le rôle central de la digitalisation dans le nouveau mode de contrôle de l’IGF.
« La digitalisation des points de l’IGF n’est pas une option, c’est une obligation », a-t-il martelé, précisant que cette transformation doit être étendue à l’ensemble des services publics.
À l’en croire, l’objectif poursuivi est clair : passer d’un contrôle classique à un contrôle systémique basé sur les données.
« Nous ne pouvions pas être partout à la fois et nous utilisions encore des méthodes manuelles », a-t-il reconnu.
Il a indiqué qu’avec le système en cours de mise en place, l’IGF entend accéder à un grand volume de données et les analyser en temps réel.
« On pourra voir ce qui se passe à plusieurs endroits simultanément », a-t-il expliqué.
Ce dispositif permettra, selon lui, un suivi plus efficace des opérations.
« Les acteurs de corruption ou de détournement seront suivis sans forcément s’en rendre compte », a-t-il indiqué.
Il a aussi précisé que les descentes des inspecteurs généraux sur le terrain seront désormais plus ciblées, avec des données déjà disponibles.
Répondant aux préoccupations soulevées lors des échanges, il a rappelé les facteurs qui influencent le passage à l’acte en matière de criminalité : la conscience, les mécanismes de contrôle et la sanction.
« La gravité de la sanction va décourager les criminels potentiels de passer à l’acte », a-t-il affirmé.
Dans le cadre de l’environnement numérique, il a également attiré l’attention des journalistes et acteurs de la société civile sur certaines infractions prévues par la loi, notamment l’atteinte à l’honneur et à la vie privée, incluant la diffusion de fausses informations et les injures en ligne, punies de « 6 mois à 1 an de prison » et d’amendes. Il a aussi cité les infractions liées à la fraude informatique, passibles de « 5 à 10 ans de prison ».
À travers cette intervention, le numéro un de l’IGF a mis en avant ce programme triennal axé sur le contrôle systémique, avec la digitalisation comme levier principal pour renforcer l’efficacité et la portée de ses missions.
Actu 30 / Provinces26rdc.com
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