La représentante permanente adjointe de la RDC auprès des Nations unies, Jocelyne Kabengele Lukundula a, dans sa déclaration faite mercredi devant le Conseil de sécurité, appelé à mettre fin à l’occupation d’écoles à des fins militaires dans les zones de guerre, alors que dans l’est de son pays sous occupation du M23, « 247 écoles qui ont été détruites et incendiées à Rutshuru, 61 écoles occupées » selon le livre blanc du gouvernement congolais, détaillant les crimes graves perpétrés dans l’Est de la RDC par les rebelles du M23 et l’armée rwandaise.
Le Conseil de sécurité a tenu aujourd’hui son débat public annuel sur les enfants et les conflits armés. Lors de son intervention, Jocelyne Kabengele a assuré que la protection des enfants est « une priorité nationale » et son pays s’efforce de prévenir et de combattre les six violations graves recensées par l’ONU.
« Les écoles doivent rester des espaces sûrs et protégés de toute utilisation militaire », a-t-elle déclaré, expliquant que, dans le cadre de la résolution 1612 (2005), par exemple, le gouvernement congolais collabore avec l’ONU au sein du Groupe technique mixte sur les enfants dans les conflits armés. De plus, a-t-elle souligné, la République démocratique du Congo a été retirée de la liste des pays dont les forces armées recrutent et utilisent des enfants.
La RDC « a criminalisé le recrutement et l’utilisation d’enfants et met en œuvre des programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration afin de favoriser la réintégration durable des enfants touchés par les conflits armés », a-t-elle vanté, tout en reconnaissant que la stigmatisation de ces enfants démobilisés, ainsi que le manque de ressources, demeurent des défis considérables.
Par ailleurs, elle a évoqué l’expérience de son pays en matière de mise en œuvre des principes de Paris et de Vancouver, qui soulignent l’importance de la formation des forces de défense et de sécurité.
Le rapport annuel du secrétaire général de l’ONU, couvrant la période de janvier à décembre 2025, fournit des informations sur les six violations graves commises contre des enfants dans les situations inscrites au programme « Enfants et conflits armés », qui concernent 22 pays et un mécanisme régional de suivi couvrant le bassin du lac Tchad. Ces six violations graves, telles que définies par le Conseil de sécurité, sont le recrutement et l’utilisation d’enfants ; les meurtres et les mutilations ; les enlèvements ; les viols et autres formes de violence sexuelle ; les attaques contre les écoles et les hôpitaux ; et le déni d’accès humanitaire.
En 2025, l’ONU a vérifié 38 558 violations graves ayant touché 24 174 enfants, soit le nombre le plus élevé d’enfants victimes de violations depuis la création du programme « Enfants et conflits armés » il y a 30 ans. Ces chiffres incluent des violations commises les années précédentes, mais vérifiées seulement en 2025.
Afriqu’actu / Provinces26rdc.com
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