Kinshasa : le temps de la décomposition d’une baleine dépend de plusieurs facteurs (Un environnementaliste)

Le temps de  la décomposition d’une baleine décédée dépend  de plusieurs facteurs liés, notamment à la taille, à la profondeur de l’enfouissement, à la nature du sol, à l’humidité, a indiqué un environnementaliste  de la République démocratique du Congo(RDC) approché  mardi à Kinshasa,  par l’ACP.

« Le temps de  la décomposition d’une baleine décédée dépend de plusieurs facteurs liés, notamment à la taille de la baleine, la profondeur d’enfouissement, la nature du sol, l’humidité, la température et l’activité des micro-organismes. Et les tissus mous disparaissent généralement en cinq à 20 ans », a déclaré le professeur  Augustin Ngé Okwe.

Le professeur Ngé a fait savoir que les ligaments, les cartilages et autres tissus résistants peuvent encore résister  10 à 30 ans, avant de souligner que le squelette peut rester intact pendant plusieurs décennies, voire 50 à 100 ans ou davantage dans des conditions favorables.

Pour cela, a-t-il dit, lorsqu’une baleine est destinée à être exposée dans un musée, les spécialistes attendent souvent plusieurs années avant de récupérer le squelette.

« Il est tout à fait possible de récupérer les ossements d’une baleine enterrée, cette pratique est courante dans les musées d’histoire naturelle. Le processus comprend généralement les étapes suivantes : la localisation précise de la fosse d’enfouissement, le déterrage minutieux des os ; les nettoyages des os (mécanique, biologique ou chimique), le séchage et le traitement contre les micro-organismes, la restauration des os endommagés si nécessaire, l’assemblage du squelette à l’aide d’une structure métallique adaptée et  l’installation dans le musée avec des panneaux explicatifs. De nombreux musées à travers le monde exposent ainsi des squelettes de baleines récupérés plusieurs années après leur enfouissement », a expliqué l’environnementaliste.

Il a indiqué que la baleine ne représente pas seulement un géant des océans, mais elle constitue également un patrimoine scientifique, éducatif et culturel.

« Sa conservation et la valorisation de son squelette dans un musée permettent de sensibiliser le public à la biodiversité marine, à la recherche scientifique et à la nécessité de protéger les écosystèmes marins pour les générations futures. », a-t-il précisé.

Une baleine de 12 tonnes a échoué sur la côte de Muanda dans le Kongo Central à l’ouest de la RDC au mois de juillet de l’année en cours. L’animal a été évacué avec succès. L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) a formellement interdit la consommation de sa viande pour des raisons sanitaires.

 

ACP/ Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*