Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales réclame la libération immédiate et sans condition d’Aubin Minaku et d’Emmanuel Ramazani Shadary, après leur présentation devant l’Auditeur général des FARDC. Dans un communiqué publié ce vendredi 7 août 2026, cette structure politique et sociale estime que cette évolution constitue un premier pas vers le rétablissement de la légalité, tout en dénonçant les conditions dans lesquelles les deux personnalités ont été détenues durant plusieurs mois.
Selon le communiqué signé par André Claudel Lubaya, les deux responsables ont finalement été présentés devant l’Auditorat militaire le jeudi 6 août, après plus de deux cents jours de détention au secret. Le Cadre de concertation souligne que cette période de détention s’est déroulée dans des conditions qui, affirme-t-il, sont restées inconnues de leurs familles, de leurs conseils ainsi que de l’opinion publique. Leur présentation devant l’autorité militaire intervient ainsi après plusieurs mois de privation de liberté.
Pour le Cadre de concertation, cette présentation tardive ne suffit toutefois pas à mettre fin aux irrégularités qu’il dénonce dans cette affaire. La structure considère que l’Auditorat militaire n’est pas la juridiction naturelle des deux personnalités et estime que leur présentation devant cette institution prolonge le vice de procédure qui entoure leur dossier. Elle soutient également que cette démarche ne peut ni effacer ni régulariser les plus de six mois de privation de liberté qu’elle juge contraires aux lois de la République et aux engagements internationaux de la RDC.
Dans son communiqué, le Cadre de concertation affirme que les violations qu’il dénonce à l’encontre d’Aubin Minaku et d’Emmanuel Ramazani Shadary demeurent entières. Il met notamment en cause la responsabilité politique du Président de la République, qu’il accuse d’avoir cautionné ces actes et de les avoir laissés perdurer malgré des alertes répétées. La structure estime que la mise en œuvre tardive d’une procédure ne suffit pas, à elle seule, à faire disparaître ce qu’elle qualifie d’arbitraire.
Le Cadre de concertation met également en cause plusieurs hauts responsables de l’État. Il cite notamment le ministre de la Justice, le vice-président de l’Assemblée nationale ainsi que le président de la Commission nationale des droits de l’homme. Selon cette structure, ces responsables, agissant sous l’autorité du Président de la République, auraient tenté de défendre publiquement les mesures prises à l’encontre des deux personnalités, allant jusqu’à leur donner une apparence de légalité.
Face à ce qu’il considère comme de graves violations des droits fondamentaux et des principes de l’État de droit, le Cadre de concertation des forces politiques et sociales maintient sa principale exigence : la libération immédiate et sans condition d’Aubin Minaku et d’Emmanuel Ramazani Shadary. Il demande également la libération de toutes les autres personnes qu’il estime arbitrairement privées de liberté ou maintenues en détention en violation de leurs droits fondamentaux.
Cette prise de position intervient alors que la présentation des deux personnalités devant l’Auditeur général des FARDC marque une nouvelle étape dans leur dossier, après plus de deux cents jours de détention au secret. Pour le Cadre de concertation, cette évolution ne saurait toutefois clore la question des conditions de leur détention. La structure insiste sur la nécessité de mettre fin à ce qu’elle qualifie de violations et réitère, au nom du respect de la légalité et de l’État de droit, son appel à leur libération sans condition.
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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