RDC : L’alcool de fabrication artisanale se vend désormais en plein air « Agene »

Le spectacle est désolant sur la route Poids lourd, précisément au niveau de l’arrêt » Apolo » en partant vers le port de poissons séchés. Sur cette grande avenue, les vendeurs d’ » Agene » écoulent leur produit stocké dans des bidons de 25 litres, au vu et au su de tout le monde.

Et pourtant, la commercialisation tout comme la consommation de cette liqueur ont été formellement interdites dans la ville-province de Kinshasa. Ceux qui s’adonnent à la vente de cet alcool fort devraient normalement être interpellés, afin qu’ils répondent de leurs actes.

Cette boisson artisanale, apprend-t-on, arrive en grande quantité dans la ville-province de Kinshasa, en provenance de plusieurs provinces. Curieusement, ces commerçants exportent leur marchandise sans être inquiétés.
Il convient de signifier que les autorités de la ville ont du pain sur la planche dans le but de combattre avec la dernière énergie la commercialisation de cette liqueur artisanale, qui est nuisible à la santé. Point n’est besoin de rappeler que l’ » Agene » ne cesse de commettre des dégâts concernant la santé tant mentale que physique de ses trop nombreux consommateurs.

Il est temps que des mesures appropriées soient prises dans le but d’apporter dex réponse à la hauteur du problème.
En plus, l’alcool est plus prisé par les jeunes gens à Kinshasa. Mêmes les débits de boissons le vendent en cachette, suite à sa forte demande sur le marché. Cette liqueur s’invite également dans des fêtes, quand bien même sa consommation est prohibée. La situation qui prend des proportions inquiétantes mérite une attention particulière de la part des autorités compétentes.

Par ailleurs, l’inactivité pousse notamment beaucoup de jeunes à la consommation de ce breuvage mortel. Conséquence, la ville assiste impuissant à la montée en puissance des phénomènes » Kuluna « , le banditisme urbain, où des jeunes opèrent avec des armes blanches, pour extorquer argent et autres biens de valeur à leurs victimes.

Beaucoup de personnes gardent encore des séquelles des traumatismes causés par les attaques de ces » Kuluna « . Ils sèment parfois la terreur en s’affrontant entre eux pendant la journée, troublant l’ordre public.

La Tempête des Tropiques /provinces26rdc.net

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