RDC : trois ans déjà, Meurtre de Zaida Catalan et Michael Sharp au Kasaï

Une cérémonie organisée le 5 avril 2017 à Goma en mémoire de Zaida Catalan and Michaël Sharp, experts de l’ONU tués au Kasaï en RDC. Photo MONUSCO/ Myriam Asmani

Le 12 mars 2017, Zaida Catalan et Michael Sharp, membres du groupe d’experts des Nations unies qui enquêtent sur les violences qui déchirent alors la région du Kasaï, sont tués près de Bunkonde, village situé à 75 kilomètres de Kananga. Leurs corps sont découverts deux semaines plus tard. 12 mars 2017- 12 mars 2020. Cela fait trois ans jour pour jour que deux experts de l’ONU ont été tués au Kasaï-Central.

deux experts de l'ONU Zaida Catalan et Michael Sharp.jpgLe sort des quatre Congolais qui les accompagnaient est moins certain. Ils sont considérés comme disparus.

Trois ans après, la justice militaire tente encore de découvrir ce qui s’est passé.

Le 5 juin 2017, s’ouvre devant le tribunal militaire de Kananga le procès des présumés meurtriers des deux experts.

Après cent audiences devant le tribunal militaire, le dossier est envoyé devant la Cour militaire de l’ex-Kasaï-Occidental. Parmi les accusés, il y a un officier supérieur de l’armée congolaise, le colonel Mambweni.

Trente personnes en détention sont actuellement jugées par la Cour. Une vingtaine d’autres personnes poursuivies sont toujours recherchées.

Elles sont notamment accusées d’association de malfaiteurs, de meurtre et de participation au mouvement insurrectionnel.

3 ans après, toujours pas de justice pour le meurtre des experts de l’ONU

Ça fait déjà 3 ans jour pour jour que l’Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaïda Catalan ont été assassinés en République démocratique du Congo, le 12 mars 2017.

Ces deux experts de l’ONU étaient enlevés dans la province du Kasaï central où ils enquêtaient sur l’origine des violences (Kamuina Nsapu), pour le compte de Conseil de sécurité.

Depuis lors plusieurs enquêtes ont été menées par l’État congolais dont trois agents de l’État ont été arrêtés.

Il s’agit notamment des inspecteurs de la direction générale des Migrations, José Tshibuabua et Thomas Nkashama.

Mais également un officier des FARDC, le colonel Jean De Dieu Mambweni a été arrêté après être cité par un témoin.

Aujourd’hui, aucune autre interpellation ni arrestation n’ont été signalé depuis l’an 2019.

On peut dire que l’enquête sur la mort des deux experts de l’ONU est en hibernation.

provinces26rdc.net

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