Dans moins de deux semaines au moins 4 maisons dans la Commune de Karisimbi sont déjà visitées par un groupe d’une quarantaine de personnes. Ces inciviques une fois s’introduire dans une maison partent avec tous les biens. Malgré les appels de la Police, aucune intervention n’est faite pour sauver les paisibles citoyens de ce banditisme qui gangrène maintenant le quotidien des Gomatraciens.
« Ils sont venus chez moi vers une heure du matin. Ils ont pris tous mes biens. Au point de kidnapper mon bébé de 6 mois si je ne leurs donnes pas l’argent. Je suis un motard. Comment trouver la somme de 1.500 dollars qu’ils me demandaient ? Faute d’avoir cette somme, mes appareils, et toutes nos valises sont parties. Même la nourriture qui était cuite dans la casserole. Certains étaient en bérets rouges et en tenue militaire avec des armes », témoignage Shukuru, victime de l’insécurité dans la Commune de Karisimbi.
Au-delà de ces actes macabres, une fois ils vous retrouvent encours de route, soit c’est la mort, s’ils ne vous ravissent pas tout ce que vous avez comme bien, ajoute-t-il.
Plusieurs jeunes qui déambulent la nuit dans la commune de Karisimbi sont victime de ces hors la loi. Et ceux qu’ils attrapent la nuit, sont ceux qui leurs facilitent le cambriolage des portes des maisons.
« Avant d’entrer chez moi. Ils ont caillassé toutes les vitres de ma porte. Ils portaient des tenues militaires et bérets rouges avec des armes. Mais celui qui cherchait à ouvrir ma porte n’était qu’un civil. Ni t’était l’intervention des voisins, ces derniers auraient pu s’introduire dans ma maison. Ce n’est pas la première, maintenant c’est la deuxième fois que les voleurs me visitent. Ceux qui nous mettent mal à l’aise ne sont pas d’autres, ce sont les patrouilleurs en complicité avec des jeunes dans des Quartiers, et ceux qu’ils attrapent la nuit. Qu’ils utilisent comme leurs boucliers pour ce sale travail qui terni l’image du pays », s’est exprimée pour sa part Maman Jemmy, résidente de l’avenue Bukohwa.
Pour l’instant, la commune de Karisimbi reste le sanctuaire de l’insécurité. Sur ce, dans le Quartier Katoyi, des jeunes qui ont refusé la présence des policiers et militaires ont déjà constitué des groupes d’autodéfense pour assurer leur propre sécurité.
« Vaut mieux avec ces jeunes. Aujourd’hui nous pouvons dormir. Mais quand les patrouilleurs passaient dans nos Avenues, presque chaque jour, il y avait des maisons visitées, et des personnes blessées et parfois tuées. Ces jeunes nous redonnent l’espoir de vivre », explique une habitante dans le Quartier Katoyi.
Signalons que dans la nuit du lundi 13 Juillet 2020, un jeune cambiste répondant au nom de Tokotala Héritier, âgé de 30 ans a été tué par balle par des inconnus, qui ont par la suite emporté son sac d’argent vers 19h00 au Quartier Himbi, sur l’Avenue la Frontière dans la Commune de Goma. Cet assassinat s’est déroulé à quelques mètres d’un Bureau de la Police.
mnctvcongo /provinces26rdc.net
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