C’est en ces termes que le fils ainé de feu juge Raphaël Yanyi Ovungu, au nom de la famille, a de nouveau remis en cause, dans son oraison funèbre, les résultats de l’autopsie présentés par le gouvernement effectuée sur la dépouille de son défunt père, décédé de manière mystérieuse le 26 mai dernier pendant qu’il présidait la chambre en charge du procès dit de 100 jours dans son volet maison préfabriquée.
Au Palais de la justice en présence du chef de l’Etat, devant la famille, les amis et connaissances ainsi que les représentants du pouvoir judiciaire et d’autres personnalités : « Ce crime ne restera pas impuni, ses auteurs payeront un jour. Tu te battais contre un ennemi invisible », a-t-il indiqué d’une voix mélancolique, avant de rappeler que son père est mort en martyr pour l’instauration de l’Etat de droit. « Tu entres désormais dans le panthéon des héros. Tu voulais que notre pays change et que l’Etat de droit s’y enracine durablement, tu luttais contre les forces obscures qui maintiennent ce pays en otage », a-t-il poursuivi.
Décédé le 26 mai dernier au Centre Nganda, le flou persiste encore autour de la disparition du juge Raphaël Yanyi, nommé à titre posthume au grade de « Premier Président de la Cour d’appel le 13 juillet par le magistrat suprême. L’annonce de son décès avait provoqué diverses réactions dans l’opinion. Dans son quartier situé dans la commune de Bandalungwa, les jeunes avaient manifesté pour dénoncer un « empoissonnement » du juge. Des manifestations qui s’étaient soldées par un mort.
Selon le rapport de l’autopsie présenté le 16 juin dernier par l’ex vice-premier ministre et ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende, le juge Yanyi est décédé de suite d’un traumatisme intracrânien. Des substances toxiques non létales ont été également trouvées dans son corps. Des résultats remis en cause par la famille de l’illustre disparu qui voulait une contrexpertise internationale indépendante.
MCP /provinces26rdc.net
Laisser un commentaire