Le porte-parole du Premier ministre a passé deux heures d’audition à l’Agence nationale de renseignements (ANR). Après un long interrogatoire, Albert Lieke a été libéré.
Selon des sources recoupées , le chef de communication de la Primature s’est expliqué sur sa posture par rapport aux derniers communiqués du Premier ministre, lesquels ont été d’ailleurs censurés par la télévision publique ( RTNC).
Comme on le sait, deux communiqués de la Primature ont contrarié le Président de la République. Il s’agit de la position de Sylvestre Ilunga sur le dossier Tunda, le garde des Sceaux démissionnaire et sur celui des récentes ordonnances présidentielles portant mise en place dans l’armée et la magistrature.
A ces deux occasions, c’est Albert Lieke qui les a lus. « Normal pour un porte-parole de faire son job. Il ne rapporte que la parole de son chef. Inutile de lui chercher noise. Il n’est pas responsable du contenu, mais il a le devoir de répondre aux obligations de son chef », explique un spécialiste en communication.
« Albert Lieke ne doit pas être la cible du nouveau régime », ajoute un éditeur d’un grand journal de la place qui pense que l’ANR n’a qu’à s’en prendre au Premier ministre et non à son collaborateur qui n’est qu’un simple exécutant.
Les dernières ordonnances du Président Félix-Antoine Tshisekedi ont ravivé la tension entre les deux plateformes formant la coalition au pouvoir. Conséquence : Tshisekedi et Ilunga déversent leur conflit en public, laissant l’opinion perplexe sur l’avenir de leur deal, mais surtout sur la gestion du pays entre les deux coalisés qui sont aujourd’hui ouvertement à couteaux tirés.
Ouragan Fm /provinces26rdc.net
Laisser un commentaire