le lundi 02 novembre 2020, le gouverneur de la Ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a mis à la disposition du service national le premier groupe d’inciviques communément appelés « Kulunas ».
La cérémonie y relative s’est déroulée au terrain Flamboyant dans la commune de la Gombe.
En présence du commissaire provincial de la police/ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, des ministres provinciaux de l’intérieur et sécurité et celui des finances et économie, au total, 300 jeunes délinquants sur les 929 présents ont été remis entre les mains du général Jean-pierre Kasongo, commandant du service national.
Dans son intervention, le premier citoyen de la ville a rappelé les conseils qu’il a donnés à ses administrés de toujours dénoncer ces jeunes inciviques qui sèment la terreur et la désolation au sein de la population Kinoise.
« Sur instruction du chef de l’État, désormais tous ceux qui vont être arrêtés iront soit en prison pour ceux qui ont commis de crimes et pour les autres à Kaniama Kasese dans le Haut-Lomami pour faire le champ« , a-t-il déclaré.
En outre, Gentiny Ngobila a appelé les médias à vulgariser son appel à la dénonciation de ces inciviques pour une ville de Kinshasa sans Kulunas.
Ces 929 Kulunas ont été arrêtés dans le cadre de l’opération Kifa Kiyo avec 104 machettes. Ils ont été interpellés pour la plupart en flagrant délit. Parmi eux, il y a des récidivistes et des condamnés à des travaux forcés dans les récentes audiences foraines.
De son côté, le général Jean-pierre Kasongo du service national, après avoir habillé l’échantillon des jeunes mis à sa disposition par le gouverneur de la ville de Kinshasa, a exprimé sa volonté d’aider la ville et la police nationale congolaise à encadrer ces jeunes pour la plupart désoeuvrés. Il en a profité pour rappeler à tous la mission du service national qui consiste en l’encadrement de cette jeunesse, tout en leur dotant d’un enseignement utile par la formation et la discipline.
D’après le service de communication de l’hôtel de ville, après ce premier groupe suivra d’autres jusqu’à atteindre l’effectif prévu, qui est de 2.000.
300 délinquants appelés communément « kuluna », en route pour Kaniama Kasese : les kinois livrent leurs impressions
Certains kinois livrent leurs impressions sur 300 jeunes délinquants communément appelés « kulunas » quittent la capitale ce mardi 3 novembre pour Kaniama Kasese dans le Haut Lomami afin d’intégrer le service national. Ces jeunes constituent le tout premier lot d’inciviques mis à la disposition du service national, la veille, par le gouverneur de la ville de Kinshasa. C’était au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée au terrain flamboyant dans la commune de la Gombe.
Pour un monsieur, la trentaine révolue, « mettre à la disposition du service national une main d’œuvre à former, va aider la population de la ville de Kinshasa ». Ce dernier pense que « ces jeunes ont besoin d’une formation de qualité » de plus « les chefs de rues et quartiers peuvent être d’une grande utilité dans la lutte contre la criminalité et le phénomène kuluna ! ». « Vous devez les exploiter, les faire connaître de la population et surtout les rémunérer adéquatement. La population fera sa part », propose-t-il.
« C’est une bonne idée parce que très souvent lorsqu’on transfère ces jeunes kuluna à la prison de Makala, à leur sortie, la plupart d’entre eux, deviennent plus violents et continuent dans l’extorsion des biens des paisibles citoyens. Si le service national peut les rendre utiles, ça sera une bonne chose »dit une dame.
Certains kinois salut l’initiative du gouverneur de la ville et espère que ces délinquants ne deviendront pas une source de problème là où ils vont. « Espérons que ces délinquants ne vont pas causer l’insécurité dans les sites où ils seront conduits », déclare-t-il.
Rappelons que c’est depuis 1997 que le service national a été créé comme organe d’éducation, d’encadrement et de mobilisation des actions civiques et patriotiques en vue de la reconstruction du pays. Ce service organise notamment, sur l’ensemble du territoire national, des centres d’encadrement de jeunes filles et garçons désœuvrés, des finalistes d’enseignement secondaire ou universitaire pour leur inculquer une éducation civique et patriotique, également les initier aux travaux de production agricole, suivi d’une professionnalisation éventuelle, et de leur donner une formation paramilitaire et d’autodéfense.
provinces26rdc.net
Laisser un commentaire