RDC-Renversement du régime constitutionnel : le FCC prêt à poursuivre Felix Tshisekedi en justice

Dans un point de presse tenu jeudi 5 novembre à Kinshasa, Willy Makiashi, membre du Front commun pour le Congo (FCC), a estimé que Félix Tshisekedi est poursuivable par la justice pour haute trahison, à cause, selon lui, des violations massives de la constitution.

”Pour le moment ayant placé la nation devant une telle impasse, le président de la République est poursuivable, tel que présenté déjà par d’autres experts pour tentative de renversement du régime constitutionnel qualifié de crimes imprescriptibles, contre l’Etat et la Nation par l’article 64 et d’exercice du pouvoir par les violations intentionnelles, des multiples et répétées de la constitution, qualifiées de haute trahison, par l’article 165 de la même constitution”, a déclaré ce député.

Ce n’est plus un secret pour personne, le mercredi 21 octobre 2020 était intervenu au Palais du peuple, la prestation de serment de 3 juges de la Cour Constitutionnelle nommés par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Contestant dès le départ les ordonnances du 17 juillet 2020, en se fondant, d’une part, ‘‘sur l’absence de contreseing du Premier Ministre en violation de l’article 79 de la Constitution et d’autre part sur le principe intangible de l’inamovibilité des juges constitutionnels dont le mandat, aux termes de l’article 158, alinéa 3, de la Constitution est de neuf ans non renouvelable’’, le FCC, dans un communiqué rendu public à Kinshasa après la réunion de tous les hauts cadres, avait refusé de cautionner toute violation intentionnelle et manifeste de la Constitution et n’était pas concerné par la cérémonie de prestation de serment des juges constitutionnels.

Le professeur Willy Makiashi a, dans un point de presse tenu le jeudi 5 novembre 2020 à Kinshasa, affirmé que le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est poursuivable devant la justice, pour avoir notamment rendu la Cour Constitutionnelle illégitime.

Ce député national du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) soutient, comme sa famille politique le Front Commun pour le Congo (FCC), que le président Tshisekedi a violé la Constitution en procédant à la nomination des 3 nouveaux juges constitutionnels.

Comme conséquence, soutient ce scientifique, la Cour Constitutionnelle se retrouve aujourd’hui avec une composition de 11 membres au lieu de 9 constitutionnellement et légalement prévus.

« Malheureusement et pour le moment, ayant placé délibérément la Nation devant une telle impasse, le président de la République est poursuivable pour tentative de renversement du régime constitutionnel, qualifiée de crime imprescriptible contre l’État et la Nation par l’article 64, et d’exercice du pouvoir par les violations intentionnelles multiples et répétées de la Constitution, qualifiées de haute trahison par l’article 165 de la même Constitution », a déclaré Willy Makiashi.

Cependant, ce cadre du FCC estime que rien n’est encore perdu et que le successeur de Joseph Kabila Kabange à la tête de la République démocratique du Congo peut mettre fin à cette illégitimité de la Cour en rapportant ses ordonnances.

« Pour conduire à nouveau la Cour Constitutionnelle sur la voie de la légitimité, mettre fin à sa paralysie et ramener l’équilibre et l’harmonie dans le fonctionnement des institutions, il est encore temps, pour le président de la République, de rapporter ses ordonnances, particulièrement celle n°20/116 du 17 juillet 2020, portant nomination des trois nouveaux membres de la Cour Constitutionnelle », a-t-il renchéri.

Pour rappel, le Front Commun pour le Congo avait boycotté la cérémonie de prestation de serment des 3 nouveaux juges constitutionnels organisée le 21 octobre dernier au Palais du Peuple, en présence du chef de l’État et des députés nationaux de l’UDPS et de l’opposition.

De son côté, le président de la République avait, dans son adresse à la Nation le 23 octobre de l’année en cours, déclaré que la prestation de serment de ces juges, est un pas de plus vers l’instauration de l’État de droit au Congo-Kinshasa.

Depuis, une crise « sans précédent », selon certains observateurs, s’est créée entre les deux alliés au pouvoir à savoir le FCC et le CACH (Cap pour le Changement). À ce stade, estiment certains analystes politiques, il est difficile de connaître l’issue de cette crise.


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