Le lundi 15 mars 2021, le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a rappelé au premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde l’urgence de constituer son gouvernement afin de travailler pour le bien-être de la population, dans son discours d’ouverture de la session ordinaire de mars à la chambre haute du Parlement.
« En effet, la nécessité de la réalisation du programme du président de la République, oblige les sénateurs qui sont l’émanation des provinces, représentants légitimes du peuple, de rappeler à Monsieur le premier ministre nommé, l’urgence de la constitution de la nouvelle équipe gouvernementale afin de se mettre rapidement au travail« , a déclaré Modeste Bahati.
Durant cette session de mars, plusieurs matières devront être traitées par les parlementaires de la République démocratique du Congo. Il s’agit notamment des réformes ainsi que l’investiture du prochain gouvernement du pays, qui sera dirigé par Jean-Michel Sama Lukonde.
Rappelons que le premier ministre a rencontré, samedi et dimanche tard dans la nuit, le président de la République à la Cité de l’Union Africaine afin de procéder aux derniers arbitrages avant la sortie »imminente » du gouvernement, selon des sources présidentielle.
Ces deux rencontres vespérales entre le premier ministre Sama et le président Tshisekedi ont été rendues nécessaires par les tiraillements au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et par les tensions au sein de l’Union sacrée de la nation (USN), nées des immixions de Jean-Marc Kabund, d’après nos sources.
La session ordinaire de mars a été ouverte au sénat ce lundi 15 mars 2021 en présence de 67 sénateurs sur les 109 qui composent cette chambre.
Le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo a fait observer une minute de silence pour toutes les victimes de l’insécurité dans l’est, des sénateurs disparus et de l’ambassade d’Italie ainsi que son chauffeur et son aide de camp assassinés il y a quelques semaines. Selon Bahati, « la question sécuritaire du pays devra être mentionnée comme priorité du gouvernement ».

Le speaker de la chambre haute a dressé un tableau sombre de la situation financière que son Bureau hérité de celui de Thambwe Mwamba.
« Des dettes dans les hôpitaux qui refusent désormais de traiter les sénateurs, les administratifs et leurs familles. Aucun véhicule de fonction trouvé », a déploré Bahati.
Il sied de noter qu’ à la veille de la sortie du gouvernement, des hauts cadres du parti présidentiel se livrent à une guerre sans merci pour se maintenir ou promouvoir leurs poulains au gouvernement. Pas moins de 72 candidatures pour 8 postes ministériels, d’après le secrétaire général Augustin Kabuya. Ce trop-plein est un véritable casse-tête pour former le gouvernement.
provinces26rdc.net
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