Suivre et évaluer la construction, l’aménagement et l’équipement des Infrastructures initiées par le Programme d’Appui aux pôles d’Approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraichers, PAPAKIN , avec l’appui financier du fonds international pour le développement agricole, FIDA, pour le compte du gouvernement de la République Démocratique du Congo au profit des paysans producteurs de Bulungu, Gungu et Idiofa, 3 territoires de la province du Kwilu, en vue d’approvisionner Kinshasa en produits vivriers de qualité et en quantité ; tel est en résume l’objet de la mission effectuée du 03 au 06 mars 2021 par la coordination nationale du PAPAKIN dans cette partie occidentale du pays.

En effet, une forte délégation du programme avec à sa tête le Coordonnateur National, monsieur popaul KIZUNGU-CHIHISA, s’était rendue dans la province du Kwilu, son pôle vivrier, pour vérifier de l’état d’avancement des travaux lies aux infrastructures post récoltes. La délégation a, dans le cadre de la sous composante désenclavement des routes de desserte agricoles, visite les points chauds de l’axe routier Kimputuseke- sacre cœur dans le territoire de Bulungu, long d’au moins 20 km. D’abord la terre rouge et la montée de Kimputuseke, 2 tronçons débarrassés de leurs bourbiers caractéristiques, par l’office de route, qui a aussi installé les ouvrages de canalisation d’eau afin de garantir une longévité a cette route. Vient enfin la section située sur la crête d’une des collines de Kimputuseke, en plein asphaltage. Ces endroits sont particulièrement ciblés parce qu’ils constituent des goulots d’étranglement pour les usagers de cette voie. Ici, même les conducteurs chevronnés y passaient des heures voire des journées entières avant d’arriver à destination. Comme pour justifier l’adage qui dit « à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle », le PAPAKIN a pris la résolution grâce a l’appui financier du FIDA, d’asphalter par l’office des routes, 7,100 km de cette route, l’une des plus importantes dans l’approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers. « Pour le moment il y a la pose d’enrobée sur la couche de roulement en lieu et place de l’enduit monocouche, pour en assurer la durabilité compte tenu de l’importance des trafics sur cet axe », a indiqué l’Ingénieur de l’office de route Gustave KABEYA, chef du lot 1 projet PAPAKIN. Sur le chantier, l’office de route a déployé des engins à la hauteur de la tâche. Car il est question de mater une fois pour toute ces sinistres bourbiers avec leurs lots d’accidents parfois mortels. À l’ombre du bosquet sur la crête de la colline, l’office des routes prépare surplace les matériaux nécessaires devant garantir la durabilité de cette route en utilisant la population locale en méthode HIMO, haute intensité de main d’œuvre chère à PAPAKIN, avec à la clé, la création d’emplois. Cette main d’œuvre autochtone est utilisée ‘ ‘surtout pour le chauffage du bitume qui nous prend 3, 4 voire même 5 heures du temps pour que le bitume soit dilué’’. Elle est aussi utilisée ‘‘au séchage des concassées à mélanger avec le bitume préalablement fondu, pour produire l’enrobe qui sera ensuite posée sur la route en sol ciment.’’ explique l’ingénieur de l’office de route, Faustin NZENZA, manifestement, ces travaux impactent positivement les usagers de cette route. ‘‘avant ces travaux, nous parcourions ces 20 km en 1 ou 2 semaines depuis kikwit. Les camions se renversaient même sur certaines sections jonchées d’obstacles, causant mort d’hommes. Mais aujourd’hui en 30, 45 minutes je suis en ce lieu, estimative ment à 12 km de Kimputunseke, au lieu de 2 à 4 heures. Je suis vraiment très content de cette réhabilitation, nous a confié Monsieur Armando PEPE-MATUKA. Un camionneur qui garde en mémoire, les désormais vieux mauvais souvenir de cette route. Idem pour les motocyclistes.

Étant sur le terrain, le coordonnateur national, Monsieur POPAUL KIZUNGU-
CHIHISA a aussi livré ses impressions au terme de la visite : ‘‘ nous sommes un peu satisfaits par rapport à l’impact que ça donne, parce qu’il nous reste encore beaucoup de parcours à faire. Notre partenaire, qui est l’office des routes fait de son mieux pour pouvoir remplir sa mission dans le cadre du contrat qui nous lie. Nous pouvons quand-même espérer que d’ici l’arrivée de la mission de supervision les choses s’améliorent, pour que nous puissions tirer certaines leçons pour savoir ce que les deux parties peuvent faire pour que le contrat puisse être honore selon ses prescrits’’.

Après kimputuseke, la délégation a mis le cap vers le secteur de Kwenge toujours dans le territoire de Bulungu ou elle a visité les centres de transformation, l’entrepôt ainsi que le bureau de l’Inspection territoriale de l’agriculture, pêche et élevage.
Voici présentée de manière succincte l’utilité de toutes ces infrastructures.
Un centre de transformation est constitué d’un hangar pour machines dont ; un moulin a mais et manioc, une égraineuse du mais, une trancheuse a manioc pour la production des micro-cossette et la farine panifiable, une presse de manioc pour essorer la micro-cossette sortie des bacs de rouissage. Les bacs de rouissage au nombre de 3, sont aussi une des composantes du centre de transformation. Ils servent à rouir du manioc pour le débarrasser de l’acide cyanhydrique, responsable du goitre. Avec ça, les paysans producteurs ont désormais la possibilité de transformer ce tubercule en grande quantité. Et enfin les entrepôts permettant aux unions et aux tierces personnes de garder leurs marchandises en toute sécurité. Cette disposition est pareille dans tous les 3 territoires de la province.
Dans le cadre d’appui aux institutions publiques, le PAPAKIN a procédé à la construction des bureaux modernes pour l’inspection territoriale de l’agriculture, pêche et élevage, ITAPEL, service du ministère de l’agriculture. Ces édifices offrent un bon cadre de travail aux Inspecteurs territoriaux de l’agriculture, Agronomes des Secteurs et Moniteurs agricoles dans l’encadrement, la sensibilisation et la supervision des paysans, assurant du coup la pérennisation des activités du programme. Au total PAPAKIN a construit dans les 3 territoires de la province du Kwilu avec le financement du fonds international pour le développement agricole, FIDA, 23 centres de transformation en raison de :
23 entrepôts dont :
- 11 à Bulungu
- 10 à Idiofa et
- 2 à Gungu
Ainsi que 9 bureaux de l’inspection territoriale de l’agriculture, pêche et élevage. Repartis de la manière suivante :
- 4 à Bulungu
- 4 à Idiofa et – 1 à Gungu.
Conscients de l’importance que revêtent ces infrastructures dans leurs activités, les paysans producteurs ainsi que les inspecteurs territoriaux de l’agriculture, pèche et élevage, ITAPEL, de Bulungu, Gungu et Idiofa ont promis de gérer ces ouvrages en responsables.

Cependant, une certaine inquiétude plane dans l’esprit de certains paysans producteurs d’Idiofa concernant la survie de leurs activités après la fin du Programme. Monsieur Jean-marie LASWE administrateur du territoire s’était confié à la délégation du PAPAKIN présente dans son bureau a Idiofa en ce terme « on nous apprend déjà que le projet va prendre fin. C’est un peu difficile pour la population parce que ça va créer un déséquilibre. Ce déséquilibre on ne sait pas comment est-ce qu’on pourra remédier a cela. » Et de poursuivre » nous souhaitons qu’un projet comme PAPAKIN puisse venir encore aider la population ».
Il est à noter que le PAPAKIN a ouvert un autre chantier a Idiofa pour la construction d’un pont moderne sur la rivière inyandongo en remplacement d’une ancienne passerelle de fortune. Tous les matériaux sont déjà surplace. 200 sacs de ciment, des barres de fer de différents calibres etc…

C’est en travaillant dans la perspective de faire des unions du Kwilu des véritables entreprises agricoles grâce a l’appui financier du Fonds International pour le Développement Agricole, FIDA, que le Programme d’Appui au Pôles d’Approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraichers, PAPAKIN, a mis ces infrastructures à disposition.
PAPAKIN
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