Ce samedi, l’Imam de la principale mosquée de Béni, au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo, a été tué d’une balle dans la tête. Nommé Cheikh Ali Amini, il était en pleine prière à la mosquée de Mupanda, située dans la commune Ruwenzori.
Actuellement, il y a peu d’informations sur ce meurtre puis que les circonstances de ce drame n’ont pas été précisées, ni l’identité de ses assaillants. Cependant, selon les témoins, il s’agit d’un homme armé qui a tiré sur lui, à 19 heures ( heure locale), rapporte Beninwebtv.
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L’imam décédé a été récemment contacté par les renseignements militaires congolais car, selon les sources sécuritaires, il pesait des menaces sérieuses sur lui. Il faut noter que l’Imam Cheikh Ali Amin intervenait sur une Radio locale pour prêcher la parole de Dieu et était actif dans la prévention contre les groupes armés radicaux. Il était également le Président de la communauté islamique locale en charge des cultes.
Dizaines de groupes armés
Le Nord-Kivu est une province de l’Est de la République démocratique du Congo où loi des armes prévaut. Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, a décrété récemment l’« état de siège » dans deux provinces de l’Est du pays frappées par la violence des groupes armés et des massacres de civils, a indiqué le porte-parole du gouvernement. Une « ordonnance » doit encore détailler les modalités d’application de cet « état de siège » annoncé dans les deux provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, a affirmé le porte-parole, rendant compte vendredi soir du Conseil des ministres.
Cette mesure du gouvernement congolais fait suite à une vague de protestation sans précédent dans l’est contre la multiplication des massacres et la perpétuation de l’insécurité. Selon l’ONU en effet, il y a chaque jour plus de sept exécutions par jour, six par les groupes armés, une par les forces de sécurité.
Des dizaines de groupes armés de taille variable sont encore actifs dans l’Est de la RDC – 122, d’après un groupe d’experts. Les ADF, à l’origine des rebelles musulmans ougandais, sont de loin les plus meurtriers : ils sont accusés du massacre de plus de 1 000 civils rien que depuis novembre 2019 dans le territoire de Beni.
Les mobiles du meurtre de l’Imam Cheikh Ali Amini, représentant régional chargé des cultes dans la ville et territoire de Beni ne sont pas encore connus. Néanmoins, certaines sources estiment que les prédications de la victime, ces derniers jours, qui écartaient le lien entre l’Islam et les agissements des ADF, serait une des raisons de son décès. Son enterrement est prévu ce dimanche après-midi au cimetière islamique de Rwangoma.
Le cheikh Ali Amini, a été tué par balle samedi 1er mai en pleine prière dans la mosquée centrale Al-Jammiya de Mupanda, au quartier Kasabinyole dans la Commune Ruwenzori, ville de Beni. Selon les premiers témoignages, l’assassin s’est introduit dans la mosquée avant de tirer à bout portant et blesser mortellement cette figure bien connue de la communauté islamique de la ville et territoire de Beni.
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Selon certains témoignages recueillis par Radio Okapi, la victime a été surprise par une balle tirée par des inconnus armés.
Le cheikh Issa Karamaya, imam prédicateur à la mosquée centrale de Beni et qui était sur place au moment des faits témoigne : « C’était vers 19h15. Nous étions en train d’exécuter la prière Edishai. Et subitement, nous avons entendu des coups de feu. Et on a constaté que notre Cheikh Ali Amini était tombé par terre. On n’a pas vu la personne qui a tiré ».
Radio Okapi /provinces26rdc.net
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