RDC-CENI : Denis Kadima présenté comme « réputé proche de Tshisekedi sans aucune preuve » (Victor Kalume, expert électoral)

Jusqu’ici aucun élément clair n’a été présenté au public Congolais pour montrer en quoi Denis Kadima est proche de Félix Tshisekedi.

Les griefs contre lui ne sont basées que sur des suspicions, faussement présentées comme des vérités. Comment peut-on préjuger de la « non-neutralité » de Kadima juste sur la base des ressentiments personnels et suspicions de certains ? Si, en dehors de l’argument fallacieux et dangereux de l’ethnie, les religieux ont d’autres preuves, qu’ils les publient. Le peuple Congolais a plus que jamais le droit de savoir.

La lettre écrite par Mgr Utembi aux confessions religieuses telle que publiée sur les réseaux sociaux, mentionne vaguement de griefs contre des candidats X ou Y, et des pressions de Z et de V sur T et F.

Dans un domaine aussi important que les élections et la gouvernance, on ne peut pas se prétendre objectif et parler en « paraboles ».
Si l’on s’en tient au facteur ethnique jusqu’ici brandi dans les médias pour dénigrer cette candidature, l’argument est bien mince.

Denis Kadima n’a pas choisi d’être Luba et ne peut pas être pénalisé en tant que tel. Ecarter un Congolais d’une position ou d’une fonction sur la base de son ethnie ou de sa tribu est un précédent dangereux qui viole les principes d’égalité que prône la Constitution congolaise et menace dangereusement l’unité nationale.
N’aurait-il pas fallu alors mettre cette clause comme condition lors des dépôts des candidatures ? Ce débat n’honore pas la RDC et encore moins son image, au moment où ce pays est en course pour la tête du secrétariat de la SADC.

Juger la future CENI à l’œuvre et non par des a priori et suspicions

Ce qui est en cause dans le débat actuel sur la CENI, c’est la confiance dans le processus électoral. Sur ce point, il faudra juger les candidats à la présidence de la CENI pièce contre pièce. Notamment l’expérience professionnelle et le vécu électoral. En la matière, le profil des différents candidats montre que Denis Kadima devance ses concurrents de loin. La CENCO et l’ECC peuvent-ils, sur la base de simples suspicions, tordre le cou aux textes que les confessions religieuses se sont données librement ? Non, il faut savoir respecter les textes. La loi est dure mais c’est la loi. Il faut aller de l’avant et juger la future CENI à l’œuvre. CENCO et ECC, qui se prévalent – à juste titre – d’une bonne organisation en matière de surveillance électorale, ont une fois encore l’occasion de juger la prochaine CENI sur la base des actes. Uniquement sur le terrain et par les actes.

Ceni : des jeeps proposées aux chefs religieux pour voter « le candidat du pouvoir », dénonce Mgr Utembi

Les chefs des confessions religieuses se réunissent à nouveau ce vendredi 29 juillet au Centre interdiocésain pour harmoniser leurs vues sur le choix du candidat appelé à succéder à Corneille Nangaa, à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (Ceni).

Dans sa correspondance invitant ses collègues à prendre part à cette nouvelle réunion, Monseigneur Marcel Utembi Tapa, archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale du Congo (CENCO) a dénoncé des cas de corruption.

Ce dernier rapporte qu’un chef religieux a déclaré  avoir été approché « par un autre membre de la plateforme lui proposant de voter pour le même candidat présenté comme candidat du pouvoir en contrepartie d’une jeep ». D’après une certaine opinion, Denis Kadima serait le candidat soutenu par le régime en place. Des allégations que le concerné a rejeté.

Toujours dans sa correspondance, Mgr Utembi a souligné que certains candidats ont subi des pressions pour retirer leurs candidatures afin que « les confessions, qui les présentent, votent ce même candidat ».

 

CP/Victor Kalume, expert électoral

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