La guerre dans l’est de la RDC (République Démocratique du Congo) a contraint près de 80.000 Congolais à fuir vers les pays voisins, avec un nombre alarmant de 61.000 réfugiés arrivés au Burundi depuis le début de l’année. Ces chiffres, rapportés par Stéphane Dujaric, porte-parole du Secrétaire général des Nations unies, ont été communiqués lors d’un point presse organisé à New York, le 4 mars 2025.
Autour de Goma, un autre point chaud du conflit, environ 17.000 personnes vivent toujours dans des conditions précaires sur des sites de déplacés, tels que des écoles et des églises. Ces individus, poussés par la violence et l’insécurité grandissante, cherchent désespérément une issue, mais beaucoup n’ont pas trouvé de solutions durables.
Depuis quatre semaines, 414.000 personnes supplémentaires ont été déplacées à l’intérieur du pays. Les rebelles du M23/AFC incitent un grand nombre d’entre eux à retourner dans leurs villages d’origine, malgré les risques évidents. Parmi ces déplacés internes, plus de 209.000 ont déjà rejoint les territoires de Masisi, Nyiragongo et Rutshuru, où l’accueil est loin d’être suffisant, pour faire face à cet afflux soudain. Les services de base y sont débordés, aggravant ainsi une situation déjà fragile.
L’insécurité persistante dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, mais aussi dans les zones limitrophes, laisse présager que d’autres Congolais pourraient bientôt franchir les frontières, à la recherche de sécurité. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé de vives inquiétudes concernant cette crise humanitaire en cours, appelant les États voisins à enregistrer tous les demandeurs d’asile et à leur fournir une protection adéquate.
Dans un contexte où l’aide humanitaire reste insuffisante, la situation des réfugiés et des déplacés demeure particulièrement préoccupante.
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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