Au terme de son mandat de quatre ans et demi en RDC, le représentant spécial adjoint de la MONUSCO et coordonnateur résident humanitaire a réaffirmé l’engagement de l’ONU aux côtés du Gouvernement pour la restauration de la paix.
Bruno Lemarquis a fait cette déclaration à l’issue d’une visite d’adieu, jeudi 21 mai à Kinshasa, à l’occasion d’un entretien avec le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba.
Le diplomate onusien a également insisté sur la mise en œuvre des différents processus de paix en faveur du retour de la stabilité en RDC :
« La collaboration avec les Nations Unies, notamment le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), avec ce ministère, se fait main dans la main. On ne peut qu’espérer que tous les processus politiques en cours, que vous connaissez bien (processus de Washington, de Doha), ainsi que le rôle de médiation de l’Union africaine avec l’appui des Nations Unies, portent leurs fruits. Ces négociations sont en cours actuellement ».
Pour l’instant, a précisé Bruno Lemarquis, il existe un décalage entre les discussions menées dans le cadre de ces différents processus et la réalité sur le terrain, puisqu’il subsiste encore des zones de conflit, alors que le mot Amani – la paix- est sur toutes les lèvres dans l’est de la RDC.
Il a également assuré que la communauté internationale demeure pleinement engagée, soulignant la nécessité d’appliquer les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité : « La RDC est très attentive à l’application de la Résolution 2773, adoptée en février 2026, un mois après la chute de Goma et de Bukavu. Cette résolution est très claire et dit tout, mais elle n’est pas suffisamment appliquée. » a poursuivi le coordonnateur humanitaire en RDC.
Au cours de cette rencontre, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a pour sa part, insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de reconnaître les crimes commis en RDC comme des actes de génocide. Il a également affirmé que la question des crimes attribués au régime de Kigali devait continuer à être portée sur la scène internationale.
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité du plaidoyer engagé depuis plusieurs mois par certaines autorités congolaises autour de la reconnaissance des massacres.
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