Ce jeudi 7 mai 2026, dans une interview exclusive accordée à MediaCongo Press (MCP) Dieudonné Nkishi réitère sa position en faveur d’un changement de la Constitution du 18 février 2006. Il propose notamment le passage d’un régime semi-présidentiel à un régime présidentiel, accompagné d’un parlement monocaméral, c’est-à-dire composé d’une seule chambre.
Par ailleurs, il suggère que la future Constitution définisse une forme d’État « forte » adaptée aux réalités de la République démocratique du Congo, plutôt qu’un « État hybride » qu’il estime aujourd’hui marqué par le régionalisme.
« Nous devons faire le choix d’une véritable forme de l’État : un État unitaire centralisé, un État unitaire décentralisé, un État fédéral ou autre. Lorsque nous appelons au changement de la Constitution, ce n’est pas par plaisir, c’est parce que l’État porté par la Constitution du 18 février est un faux État qui ne peut pas nous faire avancer », a déclaré Dieudonné Nkishi.
Poursuivant sa réflexion, il a ajouté : « Ce n’est pas la Constitution que nous voulons changer, c’est plutôt un nouvel État que nous allons fonder. »
L’universitaire propose également la suppression de certaines institutions budgétaires et des institutions d’appui à la démocratie, estimant que leurs missions devraient être confiées aux institutions régaliennes.
À titre d’exemple, il suggère que l’organisation des élections soit attribuée au ministère de l’Intérieur, comme cela se fait dans certains pays.
Abordant la réforme gouvernementale, Dieudonné Nkishi plaide aussi pour une réduction du nombre de ministères à douze seulement. Selon lui, plusieurs compétences pourraient être transférées aux provinces sous la supervision des secrétaires généraux au niveau national.
Il sied de rappeler que Dieudonné Nkishi est enseignant à Université de Kinshasa et président du parti politique Congo Positif. Il a récemment publié un ouvrage intitulé Les 117 péchés de la Constitution du 18 février 2006, autopsie critique d’un ordre constitutionnel inachevé.
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