Le Président de la République a pris une série des mesures conduisant résolument à la construction des corridors dans différents coins de la République démocratique du Congo, d’après le compte rendu du 87ème Conseil des ministres, lu vendredi à la télévision nationale.
« Face à ces enjeux, il est impérieux de passer résolument de l’intention à l’action. C’est ainsi que le Président de la République a instruit le vice-Premier ministre, ministre de Transport, le ministre d’État, ministre de l’Industrie à l’intérim, avec le concours de son cabinet, de superviser étroitement la Direction générale des corridors et des développement industriel (DGCDI), afin de s’assurer de la coordination, du suivi et de l’évaluation desdits corridors dans une logique de performance et de redevabilité », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la Communication et medias.
Il a précisé que ces membres du gouvernement devront garantir l’articulation effective entre les corridors et les infrastructures portuaires, aéroportuaires et logistiques.
Le Chef de l’Etat a attiré l’attention du gouvernement sur le besoin de structuration de ces corridors stratégiques, comme accélérateur de l’intégration territoriale et de la transformation économique nationale.
« Dans le prolongement des orientations arrêtées lors de la 40ème réunion du Conseil des ministres tenue à Lubumbashi le 18 avril 2025, le Président de la République a réaffirmé que nos corridors ne seraient plus être des simples voies d’évacuation; ils constituent des artères vitales appelées à structurer durablement notre économie et à renforcer la souveraineté de l’État », a fait savoir le porte-parole du gouvernement.
A ce titre, le ministre Muyaya a rappelé que la RDC, au cœur du continent, est entourée de neuf voisins, a vocation d’être un hub d’échange interafricain conciliant fluidité des flux et intégration équilibrée de ces provinces.
Créée depuis 2020, la DGCDI a pour mission entre autres, de créer, d’administrer, de réguler, de contrôler et de gérer les corridors de développement industriel. En outre, elle a aussi pour mission d’assurer le suivi des activités liées à l’aménagement et à la gestion des corridors de développement industriel en RDC en collaboration avec les Gouvernements des pays impliqués.
Ossature de l’aménagement du territoire et socle de transformation économique nationale
Pour le Président Tshisekedi, les corridors doivent former l’ossature de la politique d’aménagement du territoire et les socles de notre transformation économique. Plusieurs axes structurants s’imposent.
« Le corridor ouest Banana-Boma-Matadi-Kinshasa, adossé au port en eau profonde de Banana, constitue une ouverture stratégique directe sur l’Atlantique et un impératif de souveraineté économique appelant à une modernisation rapide et ses liaisons routières et ferroviaires. Le corridor sud d’Ilebo à Lubumbashi, connecté à l’axe d’Ile de SaKanya, reste essentiel à la desserte minière malgré un besoin urgent de réhabilitation. Enfin, le corridor de Lobito, interconnecté au réseau ferroviaire angolais, offre une alternative compétitive pour l’exportation de minerais et exige une mise en œuvre accélérée », a fait savoir Patrick Muyaya.
D’après lui, d’autres corridors vont compléter cette architecture, notamment les axes Est Lubumbashi-Kisangani via Kindu, Central-Viakigoma et les corridors transafricains appelés à renforcer l’intégration continentale en lien avec la sadec, la Cedeao et à réduire les coûts logistiques.
« Dans ces dispositifs, le corridor de Lobito ne prend tout son sens que dans une approche systématique articulée autour des RN39, RN7 et RN8, la première comme colonne vertébrale minière, la deuxième comme axe de connexion nord-sud des bassins agricoles et la troisième comme vecteur d’intégration des zones forestières et agricoles de l’Ouest. Ensemble, ces infrastructures constituent une chaîne logistique continue au service d’un espace économique intégré et compétitif », a expliqué le Chef de l’Etat, cité par le ministre de la Communication.
« Le ministre des Infrastructures et Travaux Publics s’appliquera à accélérer les études et d’engager sans délai les travaux prioritaires sur les axes critiques, notamment, les routes nationales 39, 7 et 8 et le ministre de l’Aménagement du territoire s’emploiera à élaborer un schéma directeur assurant la cohérence spatiale et l’intégration des corridors dans une vision nationale unifiée », a-t-il conclu.
ACP/Provinces26rdc.com
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