Coupe du monde 2026 – Ferran Torres offre un nouveau titre mondial à l’Espagne face à une Argentine fantomatique

Au terme d’un match au scénario particulier, l’Espagne s’est finalement imposée 1-0 aux prolongations pour remporter la Coupe du monde 2026 et ainsi décrocher sa deuxième étoile. Le match aura été marqué par l’exclusion d’Enzo Fernandez, le but de la délivrance de Ferran Torres et l’incapacité argentine à se créer des occasions.

C’est une véritable finale de rêve qui avait lieu ce dimanche entre l’Argentine, tenante du titre, et l’Espagne, championne d’Europe il y a deux ans.

Domination stérile de l’Espagne

Malheureusement, comme dans de nombreuses finales, le match disputé à New York n’a pas offert de grand spectacle entre deux équipes qui n’ont pas voulu se ruer vers l’avant. En tout cas, c’est ce qu’on a vu dans un premier temps.

C’est bien simple, avant la première pause fraîcheur, seul Lamine Yamal a eu une (grosse) occasion, détournée, non sans réussite, par Emiliano Martinez (5e).

Le deuxième « quart-temps » n’a pas vraiment été plus spectaculaire. Martinez s’est couché sur une frappe de Mikel Oyarzabal (39e) avant que Marc Cucurella ne tente sa chance, sans trouver le cadre (43e). Les deux équipes sont ensuite rentrées aux vestiaires sur le score de 0-0 malgré la domination territoriale espagnole. En une mi-temps, seuls trois tirs ont donc été tentés, le plus faible total dans une finale planétaire depuis 1998.

Un bloc qui tient avant Fernandez

Au retour des vestiaires, on a continué sur le même rythme avec une équipe espagnole qui faisait briller sa technique et ses combinaisons pour se rapprocher des cages de Martinez face à une équipe d’Argentine courageuse et rugueuse, parfois trop. La Roja a progressivement accéléré l’intensité du match face à une équipe adverse qui ne sortait jamais. Les occasions, plus ou moins concrètes, se multipliaient, en vain.

Mais un véritable tournant a eu lieu en fin de match lorsqu’Enzo Fernandez a été exclu pour deux cartons jaunes : l’un pour une protestation véhémente (82e), l’autre pour une faute totalement évitable sur Pau Cubarsi (90e + 3).

Dans la foulée, Yamal pensait offrir la victoire aux siens sur coup franc mais Martinez s’est parfaitement détendu pour garder son équipe en vie malgré l’infériorité numérique (90e + 8).

Les deux équipes étaient alors envoyées en prolongations malgré la nette domination de l’Espagne (ndlr : 15 tirs à 0) qui pouvait espérer profiter de sa supériorité numérique pour s’en sortir.

Nico Williams sauveur pendant une seconde

Avant le début des prolongations, la grande question était de savoir si l’Argentine allait pouvoir tenir encore une grosse demi-heure face à l’Espagne, avec un homme en moins.

Et la réponse aurait rapidement pu être non via Nico Williams, auteur d’une belle tête bien détournée par Martinez (93e), encore lui, avant de marquer mais de voir son but annulé pour une semelle de Mikel Merino sur Nicolas Otamendi juste avant (96e). Sauveur de l’Espagne contre le Portugal et la Belgique, Merino n’est pas non plus passé loin de recommencer, sur une tête qui a frôlé le poteau (103e).

Ferran Torres, comme Iniesta

Mais ce qui devait arriver arriva au bout du suspense dès le début de la seconde moitié des prolongations. Sur un bon centre de Pedro Porro, Williams a intelligemment remis le ballon de la tête en retrait. Ferran Torres traînait là et ne s’est pas fait prier pour envoyer une lourde frappe dans les filets (106e). Le joueur du Barça pensait même doubler la mise quelques minutes plus tard mais son doublé a été annulé pour une position de hors-jeu (114e).

Dos au mur, l’Argentine a été contrainte de sortir et a finalement (enfin) tenter sa chance via Lionel Messi (117e), sans que cela n’aboutisse à quoi que ce soit de véritablement concret. Au terme d’une phase arrêtée bien construite, Marcos Senesi (120e) et Giovanni Simeone (121e) sont également passés tout proches d’une improbable égalisation.

Au bout du bout, l’Espagne a finalement tenu contre une équipe d’Argentine qui a finalement attendu d’être menée au score pour tenter de se montrer offensivement. La Roja décroche donc une deuxième étoile, après celle acquise en 2010, deux ans après son titre européen.

 


DH les Sports / Provinces26rdc.com

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