Dans le sillage d’un Lionel Messi historique, l’Argentine s’est logiquement imposée mardi soir contre l’Algérie (3-0) pour son entrée en lice à la Coupe du monde. L’octuple Ballon d’Or en a profité pour égaler le record de buts dans la compétition.
Le tenant du titre s’est fait quelques suées mais il a réussi son entrée en fanfare. Bousculée en tout début de match par l’Algérie dans un stade de Kansas City largement acquis à sa cause, l’Argentine a tenu son rang (3-0). Grâce à qui ? Lionel Messi, évidemment ! Le capitaine, pour sa 200e, a rassuré son monde et confirmé que son alerte musculaire est de l’histoire ancienne. Il a beaucoup marché, c’est vrai, mais sur les phases de possession, ses accélérations ont montré qu’on pouvait compter sur lui.
Et avec le ballon, Messi est toujours Messi. Une frappe de loin que Luca Zidane touche des doigts en vain (17e), une reprise de près pour reprendre une frappe de Mac Allister repoussée par le gardien des Fennecs (60e), une frappe de 20 m près du poteau pour clore le festival (76e). Ce triplé lui permet de rejoindre Miroslav Klose comme meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde (16 réalisations).
Des Argentins plus précis et plus tranchants
Les champions sortants ont réduit l’Algérie à des figurants après dix premières minutes de secousses. Malgré un but refusé pour hors-jeu à Messi (5e), déjà, les Fennecs pressaient fort et gênaient les Sud-Américains en début de match, avant d’ouvrir le score sur une superbe ouverture d’Ibrahim Maza reprise par Farès Chaïbi. But annulé pour hors-jeu lui aussi (8e). Ne voulant pas revivre leur contre-performance du Qatar, où ils avaient été battus d’entrée par l’Arabie saoudite (1-2), les joueurs de Lionel Scaloni ont alors haussé le curseur d’un coup à l’image de Rodrigo De Paul, joli passeur sur le premier but.
Plus tranchants et coordonnés dans leur pressing, plus précis dans leurs transmissions, ils ont mis la main sur la balle et installé définitivement leur rythme, pas toujours trépidant mais tout en contrôle. Vladimir Petkovic avait opéré un choix fort en reléguant Riyad Mahrez sur le banc pour lui préférer Anis Hadj Moussa. Mais l’attaquant du Feyenoord n’a pas eu l’occasion de lui donner raison, complètement éteints par la maîtrise argentine.
Les Fennecs devront montrer autre chose pour espérer faire quelque chose dans cette Coupe du monde et dès le prochain match contre la Jordanie (dans la nuit du lundi 22 juin au mardi 23 à 5 heures) alors que l’Argentine affrontera l’Autriche, à 19 heures, le 22 juin.
L’Equipe / Provinces26rdc.com
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