Ce mardi 22 décembre 2020, dans un communiqué de presse, l’ONG la Voix des Sans Voix (VSV), a salué les mesures prises par le président de la République pour prévenir la deuxième vague de la pandémie de Coronavirus.
Cette ONG a exprimé sa crainte en ce qui concerne l’heure du début du couvre-feu qui serait à la base de nombreuses frustrations au sein de la population.
« La VSV exprime des craintes en ce qui concerne l’heure du début du couvre-feu à la base de nombreuses frustrations, de stress et d’une psychose généralisée au sein de la population entrainant ainsi des marées des personnes parfois nerveuses ou furieuses contre les autorités au moment où des millions de Congolais n’avaient pas encore fini de célébrer ou de se réjouir de la fin de la coalition FCC-CACH annoncée par le président de la République et la déchéance du bureau de l’Assemblée Nationale », lit-on dans ce communiqué.
Elle demande aux autorités de gérer cette psychose qui pourrait être à la base de plusieurs contaminations.
« La VSV demande aux autorités congolaises de bien gérer la colère due à la psychose généralisée. La VSV craint que l’heure du début du couvre-feu en lieu et place de contribuer à une lutte efficace contre la 2ème vague de COVID-19 soit plutôt à la base de la propagation et des contaminations massives des personnes qui s’entassent aux arrêts de bus et se bousculent souvent pour prendre place à bord de quelques rares taxis ou bus visibles », a-t-elle indiqué.
Il sied de noter que la VSV demande au président de la République d’instruire les autorités compétentes pour veiller à ce que l’eau soit effectivement et régulièrement fournie dans tous les quartiers pour que les gens puissent enfin observer la mesure de lavage régulier des mains pour lutter contre la COVID-19.
Rappelons que le chef de l’État a, dans le cadre de la lutte contre la deuxième vague de la Covid-19, décrété un couvre-feu de 21h à 5h du matin. Une mesure qui ne cesse d’essuyer des critiques de plusieurs Kinois.
Kinshasa : « Nous craignons la police plus que le virus », « une décision à revoir « … les réactions après l’instauration du couvre-feu
Un couvre-feu est entré en vigueur, vendredi soir sur toute l’étendue du territoire national pour limiter la transmission de la Covid-19, qui touche surtout la ville de Kinshasa, épicentre de la maladie en RDC. Cette mesure semble avoir l’effet contraire que celui attendu.
Ces derniers jours les attroupements dans les arrêts de bus se sont accentués, à cela s’ajoutent les embouteillages, et colonnes des piétons dans les principales artères de la ville de Kinshasa à partir de 17 heures. Les Kinois se précipitent de rentrer chez eux, craignant plus d’être interpellés par la police après 21 heures. Des taxis qui embarquent 4 passagers transportent désormais 5 voir 6. Des conditions favorables à la propagation du virus.
« Ils stressent plus qu’ils n’informent, au lieu de conscientiser les gens sur cette 2e vague afin d’avoir son adhésion. Nous craignons la police plus que le virus », lâche un kinois à la trentaine révolue.
« Je me demande entre la nuit et la journée, à quel moment y a-t-il plus de contact physique ? Qu’ils nous disent, quel est le pourcentage des personnes dehors pendant la journée, la nuit ? Nous avons besoin des explications claires à la place de nous mettre la pression », ajoute une kinoise.
« S’ils ont pris cette mesure, c’est pour éviter notamment les attroupements, facteur favorisant la propagation du virus, ils doivent alors revoir cette décision, parce que maintenant, les gens sont plus en contact dans le bus qu’avant », soutient une autre kinoise.
Provinces26rdc.net
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