Crash d’avion à Kenge : Cité dans l’ordre de mission, le sergent-major Mbumba Mikobi Jérôme affirme avoir été retiré in extremis

Le sergent-major Mbumba Mikobi Jérôme figure au numéro 11 de l’ordre de mission relatif au déplacement de la délégation devant effectuer le trajet Kinshasa–Kikwit–Kinshasa, quelques heures avant le crash d’avion survenu à Kenge, dans la province du Kwango. Son nom est inscrit sur l’ordre de mission N° YPM/MONAC/CAB/740/2024, accompagné de son matricule, parmi les membres de la délégation autorisés à effectuer le déplacement.

Cette présence sur le document officiel a toutefois suscité des interrogations dans le contexte du drame aérien, notamment lors de l’identification des personnes ayant effectivement embarqué à bord de l’appareil.

« J’ai été retiré de la mission avant le départ »

Contacté à ce sujet, Mbumba Mikobi Jérôme affirme ne pas avoir pris part au voyage. Selon ses explications, son retrait de la mission serait intervenu à la dernière minute, sur décision de sa hiérarchie au sein de la justice militaire.

L’intéressé assure ainsi avoir été retiré de la délégation avant le départ de Kinshasa. Il n’aurait donc pas embarqué à bord de l’avion qui s’est ensuite écrasé à Kenge.

Une distinction importante dans l’établissement des victimes

Cette précision permet de faire une distinction entre les personnes mentionnées sur l’ordre de mission et celles qui se trouvaient effectivement à bord de l’appareil au moment du crash. L’inscription du sergent-major Mbumba Mikobi Jérôme sur le document administratif ne signifie donc pas, à elle seule, qu’il a pris part au vol.

Il ne figure ainsi pas parmi les victimes du crash, selon ses propres déclarations. La confirmation définitive de son retrait de la mission, ainsi que les circonstances exactes dans lesquelles celui-ci serait intervenu, pourraient toutefois être établies par la consultation des documents administratifs et les vérifications auprès de sa hiérarchie.

Dans l’attente des conclusions officielles sur le drame de Kenge, cette clarification contribue à éviter toute confusion dans l’identification des membres de la délégation et des personnes effectivement présentes à bord de l’appareil.

Pour rappel, les premières informations recueillies auprès des témoins locaux font état de la mort de l’ensemble des personnes qui se trouvaient à bord. Aucun bilan officiel ni le nombre exact de passagers et membres d’équipage n’ont toutefois été communiqués à ce stade. Les opérations, en cours, de constat et d’identification des victimes devraient permettre d’établir le bilan définitif.

Crash de Kenge : le bilan passe à 17 morts, les circonstances de l’accident encore floues

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Le bilan du crash aérien survenu ce vendredi 25 septembre 2026 à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, s’est alourdi. Dix-sept personnes ont perdu la vie dans cet accident qui s’est produit en début d’après-midi dans une parcelle située dans la commune de Masikita.

Le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, qui assure actuellement l’intérim du gouverneur Willy Bitwisila, a indiqué que plusieurs zones d’ombre subsistent autour de ce drame. Les autorités provinciales ne disposent notamment pas encore d’informations précises sur la compagnie ayant exploité l’appareil ni sur les circonstances exactes ayant conduit l’équipage à tenter une manœuvre d’atterrissage à Kenge.

D’après les premiers éléments communiqués par le responsable provincial, l’avion assurait la liaison Kikwit-Kinshasa avant de s’écraser dans une propriété privée à Kenge. La question de savoir pourquoi l’appareil n’a pas poursuivi son trajet jusqu’à Kinshasa et a plutôt tenté de se poser à Kenge reste, à ce stade, sans réponse officielle.

Les informations disponibles sur le nombre de personnes présentes à bord ont également évolué au fil des heures. Alors qu’un premier bilan faisait état de 13 occupants, des données de vol publiées sur le réseau social X par Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ancien ministre et président du conseil d’administration de la Régie des voies aériennes (RVA), évoquent 16 personnes à bord, dont quatre membres d’équipage. Ces mêmes informations indiquent que le vol n’aurait pas été coordonné par l’aéroport de Kikwit.

Plus tôt dans la journée, Rémy Saki avait annoncé qu’aucun occupant n’avait survécu. Il avait précisé que douze corps avaient été retrouvés entièrement calcinés, tandis que celui du pilote avait été récupéré dans un état permettant son identification avant d’être transféré à la morgue de Kenge.

Le vice-gouverneur avait également confirmé la présence, parmi les victimes, de l’auditeur général des FARDC. Un ordre de mission du ministère de la Défense, cité par lepotentiel.cd pendant la journée, indique pour sa part que le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire, se trouvait en mission sur l’axe Kinshasa-Kikwit-Kinshasa.

Face à l’ampleur du drame, la Force aérienne a été mobilisée pour participer à la récupération des dépouilles. Pour l’heure, l’identité de l’exploitant de l’appareil, les circonstances précises du crash et les éléments techniques susceptibles d’expliquer l’accident restent à déterminer. Des investigations devront permettre d’établir les causes exactes de cette catastrophe aérienne.


CongoProfond / Provinces26rdc.com

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