Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, a effectué une visite d’inspection surprise à la centrale hydroélectrique de la Tshopo ce lundi 19 janvier 2026. Alors que les groupes n°1 et n°2 ont été remis en service, le chef de l’exécutif provincial a constaté avec amertume l’impossibilité technique de faire fonctionner les deux unités simultanément.
Face à ce qu’il qualifie de dysfonctionnements délibérés visant à discréditer son action, l’autorité provinciale a fustigé une gestion opaque : « Je dénonce avec la dernière énergie la politisation et les actes de sabotage au sein de la SNEL qui prennent en otage la population de Kisangani », a-t-il déclaré avec fermeté.
Cette tension survient après une phase de maintenance critique entamée début janvier pour corriger des anomalies sur la turbine n°1, restée inerte durant huit ans. Malgré les promesses techniques d’une production combinée atteignant près de 9 MW – capacité suffisante pour résorber la pénurie chronique d’électricité dans la ville – les résultats sur le terrain demeurent précaires. Pour Paulin Lendongolia, l’heure n’est plus aux justifications techniques mais aux résultats immédiats, d’autant que la désinformation alimente la colère sociale sur les réseaux sociaux.
En réponse à cette crise, le gouverneur a lancé un ultimatum de quelques heures aux responsables locaux de la Société nationale d’Électricité, assorti de menaces de sanctions sévères contre les agents défaillants. Déterminé à rétablir l’éclairage public et domestique de façon durable, il a conclu son intervention par un avertissement clair : « Nous ne gérons pas sur la base des rumeurs, mais des faits réels ; si la lumière ne revient pas dans les délais impartis, les responsables subiront la rigueur de la loi. » La ville demeure, pour l’heure, sous un régime de délestage sévère.
Netic News / Provinces26rdc.com
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