RDC : Des légendes de la rumba congolaise interpellent le Gouvernement sur les droits d’auteur

À la veille de la « Nuit des Légendes de la Rumba », des figures de la musique congolaise ont plaidé auprès de la Première ministre Judith Suminwa pour un meilleur accompagnement du secteur culturel, notamment sur la question des droits d’auteur.  Des vétérans de la rumba congolaise ont profité d’une rencontre avec la Première ministre Judith Suminwa, jeudi 7 août à Kinshasa, pour faire entendre les préoccupations du monde de la musique. Parmi les principales questions soulevées : les droits d’auteur, l’avenir de la musique congolaise et les conditions de carrière des artistes.

Parmi les figures présentes figuraient notamment Jeannot Bombenga, Gina Ifonge, Bozi Boziana, Lita Bembo, Mbilia Bel, Faya Tess, Papy Tex, Souzy Kaseya, Djuna Mumbafu et Godé Lofombo Bass.

La délégation, conduite par la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe, et le promoteur du Festival international des étoiles (FIET), Serge Kayembe, a présenté à la cheffe du Gouvernement les enjeux liés à l’organisation de la « Nuit des Légendes de la Rumba », prévue ce samedi 8 août à Kinshasa.

Les droits d’auteur au cœur des préoccupations

Au-delà de la promotion de la rumba, les artistes ont surtout voulu attirer l’attention des autorités sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur métier.

La question des droits d’auteur figure parmi leurs principales préoccupations. Les artistes demandent notamment que la création musicale soit mieux protégée et que les auteurs et interprètes puissent davantage bénéficier des revenus générés par leurs œuvres.

Selon Serge Kayembe, la Première ministre a écouté les préoccupations exprimées par les artistes et évoqué des pistes concernant notamment les droits d’auteur, l’avenir de la musique et le développement du secteur culturel.

« Elle a tenu à écouter les artistes afin qu’ils puissent exprimer leurs préoccupations », a-t-il indiqué.

Un plaidoyer pour un accompagnement de l’État

La rencontre avait également pour objectif de solliciter un soutien institutionnel pour la « Nuit des Légendes de la Rumba », organisée dans le cadre de la 16ᵉ édition du FIET.

Une dizaine d’artistes de la diaspora ont été invités à cette édition. Pour Serge Kayembe, leur présence permet de mettre en lumière les différentes générations et les acteurs qui ont contribué au rayonnement de la rumba congolaise, inscrite depuis 2021 au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

« Nous souhaitions présenter cette initiative […] et exprimer notre souhait de voir ce festival bénéficier d’un accompagnement institutionnel de l’État », a-t-il expliqué.

Après Kinshasa, le FIET prévoit de poursuivre ses activités à Paris du 27 au 29 novembre 2026. L’objectif affiché est de renforcer la visibilité de la rumba congolaise à l’étranger.

La rencontre avec la Première ministre intervient ainsi dans un contexte où les artistes cherchent à faire de la reconnaissance internationale de la rumba un levier pour obtenir davantage de soutien, mais aussi une meilleure protection de leurs droits professionnels.

 

 

Radio Okapi/Provinces26rdc.com

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