Des preuves « accablantes » : la justice allemande accuse l’Ukraine d’être derrière le sabotage de ses gazoducs Nord Stream (un ex-militaire ukrainien inculpé)

Le parquet allemand accuse officiellement les autorités ukrainiennes d’avoir ordonné le sabotage des gazoducs Nord Stream en septembre 2022. Cette annonce fait suite à l’inculpation en Allemagne de Serguiï Kuznietsov, un ex-commandant de l’armée ukrainienne suspecté d’avoir dirigé le commando, relançant ainsi les tensions géopolitiques autour de cette infrastructure énergétique clé.

Le parquet allemand a accusé ce jeudi 2 juillet les autorités ukrainiennes d’avoir ordonné le sabotage des gazoducs russo-allemands Nord-Stream peu après l’invasion russe de l’Ukraine. Un suspect, identifié comme Serhii K., « et d’autres militaires ont élaboré, à la demande des autorités ukrainiennes, un plan visant à détruire les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2″, a indiqué le parquet dans un communiqué.

La justice allemande a annoncé ce mercredi 1er juillet avoir inculpé ce suspect dans la participation au sabotage en septembre 2022. L’homme est accusé d' »attaques contre des infrastructures énergétiques civiles, ayant provoqué une explosion et détruit des bâtiments », a confirmé à l’AFP le cabinet d’avocats qui le représente.

Un commandant de l’armée ukrainienne ?

Selon des médias allemands, le suspect est de nationalité ukrainienne et était à la tête du commando ayant attaqué les deux gazoducs sous-marins de la mer Baltique. Il a commandé le voilier à partir duquel le sabotage a été perpétré, avancent la chaîne de télévision publique allemande ARD, le quotidien Süddeutsche Zeitung et l’hebdomadaire Die Zeit. Selon les médias, il s’agit du suspect ukrainien qui avait été arrêté le 21 août 2025 en Italie puis extradé en septembre d’Italie vers l’Allemagne.

Connu sous le nom de Serguiï Kuznietsov, celui-ci avait affirmé qu’il était à l’époque des faits, et jusqu’en 2023, un commandant de l’armée ukrainienne et soutenait qu’il était en Ukraine au moment du sabotage. Il sera jugé à Hambourg, où il est actuellement en prison, d’après les médias allemands.

Preuves « accablantes »

Les preuves recueillies à son encontre sont qualifiées d' »accablantes » par les médias: l’homme a parlé des attaques à des proches au téléphone. De plus, les enquêteurs ont trouvé dans son téléphone portable des éléments indiquant son implication.

Le 26 septembre 2022, sept mois après l’invasion russe de l’Ukraine, quatre énormes fuites de gaz précédées d’explosions sous-marines avaient eu lieu à quelques heures d’intervalle sur Nord Stream 1 et 2, des conduites acheminant l’essentiel du gaz russe vers l’Europe.

Des enquêtes judiciaires avaient été ouvertes séparément par l’Allemagne, la Suède et le Danemark et ont été closes dans ces deux pays scandinaves en 2024. D’après les médias, les enquêteurs allemands ont découvert des traces d’un mélange d’explosifs militaires à bord du voilier. Ils sont ainsi remontés jusqu’à l’Ukrainien.

 


AFP / BFMTV / Provinces26rdc.com

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