Le porte-parole de l’Église du Christ au Congo, le pasteur Éric Nsenga, a affirmé que l’audience accordée par le président Félix Tshisekedi aux représentants des principales confessions religieuses a permis un dialogue direct destiné à lever les incompréhensions qui, selon lui, ralentissaient jusque-là le processus de concertation nationale.
Intervenant lors du Space Live organisé lundi par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, il a expliqué que cette rencontre a constitué un moment de franchise et de responsabilité, au cours duquel les deux parties ont privilégié l’intérêt supérieur de la nation.
Selon le pasteur Éric Nsenga, les échanges ont offert l’occasion aux représentants des confessions religieuses et au chef de l’État de se parler avec sincérité. Il a décrit cette audience comme un moment de « restauration », estimant que le pouvoir public et le pouvoir religieux partagent un même champ d’action, à savoir le peuple et la nation. Il a ajouté que toutes les questions d’intérêt national avaient été examinées, avec un consensus sur la nécessité d’emprunter la voie du dialogue.
Le porte-parole de l’ECC est également revenu sur les différentes étapes ayant conduit à cette rencontre. D’après lui, le processus remonte à l’année dernière, autour d’un projet de feuille de route qui était resté bloqué. Il a indiqué que cette dynamique a été relancée lors de la visite officielle en République démocratique du Congo du président burundais Évariste Ndayishimiye, venu, selon lui, convaincre son homologue congolais que le dialogue demeure la « voie royale de sortie de crise ».
Éric Nsenga a poursuivi en expliquant que les consultations se sont ensuite poursuivies à Brazzaville, où le cardinal Fridolin Ambongo et Mgr Donatien Nshole s’étaient rendus afin de faire avancer les discussions. Ces échanges ont finalement débouché sur l’audience organisée à Kinshasa entre le président de la République et les représentants des principales confessions religieuses.
Le pasteur Éric Nsenga a présenté cette situation comme l’aboutissement d’un processus de dialogue engagé depuis plusieurs mois. Il estime que les discussions ont permis de dépasser les incompréhensions, de rapprocher les positions entre les autorités publiques et les responsables religieux et de réaffirmer la volonté commune de faire du dialogue un cadre privilégié pour examiner les questions d’intérêt national.
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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