Les États-Unis ont demandé à plusieurs pays européens de ne plus accueillir sur leur territoire de ressortissants de RDC, du Soudan du Sud et d’Ouganda, craignant de voir l’épidémie d’Ebola se propager sur leur territoire via l’Europe à l’occasion du Mondial de football. Washington a même menacé de ne pas admettre sur son territoire les ressortissants des pays qui n’appliqueraient pas ces mesures. La Belgique a rejeté cette demande. Une position élaborée en commun avec l’Union européenne.
Les ministres européens de la Santé ont débattu, vendredi 5 juin, de la réaction commune à adopter face à l’épidémie d’Ebola. Et la demande américaine d’interdire l’entrée des Congolais, Sud-Soudanais et Ougandais sur le territoire de l’Union européenne a été immédiatement écartée. Les Européens ont aussi décidé de répondre d’une seule voix à Washington. Le gouvernement fédéral belge a expressément annoncé le rejet de cette demande.
« Une interdiction d’entrée, personne ne propose cela en Europe. Et je vais aller encore plus loin. Les États-Unis, en tant que pays, portent une responsabilité écrasante dans ce qui se passe en Afrique, du fait qu’ils ont drastiquement réduit leur coopération au développement et leur aide médicale. Cette politique américaine aura bientôt des millions de morts sur la conscience », a déclaré Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé de Belgique.
La fermeture des frontières et la quarantaine automatique ne sont pour l’instant recommandées ni par l’Organisation mondiale de la santé, ni par le Centre européen de détection et de contrôle des maladies. Or, les pays de l’Union européenne ont décidé de se plier aux consignes de ces deux organisations. Les Européens préfèrent la mise en place de contrôles aéroportuaires au départ de la RDC et de l’Ouganda.
rfi / Provinces26rdc.com
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