Kinshasa pourrait bientôt franchir un cap important dans la lutte contre les embouteillages qui paralysent son centre-ville. Réuni vendredi 10 avril 2026, le Conseil des ministres a examiné un projet d’envergure : la construction d’un viaduc dans la baie de Ngaliema, destiné à fluidifier la circulation vers la commune de la Gombe, principal pôle administratif et économique de la capitale.
Présenté pour approbation, ce projet intervient dans un contexte de saturation persistante des axes routiers menant au centre-ville. Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette infrastructure vise à répondre efficacement aux embouteillages qui affectent particulièrement la rocade nord-ouest et la route de Matadi. Initié par le ministère des Infrastructures et Travaux publics, le viaduc ambitionne de créer un contournement stratégique de la zone Kitambo-Magasin ainsi que de l’axe Kitambo–boulevard Mondjiba–Socimat, identifiés comme des points critiques de congestion.
D’après les détails techniques fournis, l’ouvrage s’étendra sur 3,5 kilomètres en configuration deux fois deux voies, avec pour objectif d’établir une liaison directe entre les rocades nord-ouest et nord-est.
Le tracé partira de l’avenue du Tourisme, à hauteur de l’Hôpital de la Rive, traversera le site de Shanic pour rejoindre le boulevard Tchatchi, à proximité de l’hôtel Pullman. Conçu pour une vitesse de circulation comprise entre 60 et 80 km/h, le viaduc intégrera des échangeurs et des rampes contrôlées, tout en longeant partiellement la rive du fleuve, dans une logique d’aménagement d’une voie urbaine structurante pour la capitale congolaise.
Criminalité à Kinshasa : le gouvernement accélère le lancement du numéro d’urgence de la police

Il ne se passe pas deux semaines sans qu’un cas de braquage ne soit signalé à Kinshasa, avec des conséquences souvent graves. À cela s’ajoute le banditisme urbain, communément appelé phénomène « kuluna », où des hors-la-loi extorquent, blessent et tuent sans pitié.
Pour réduire cette criminalité urbaine, qui continue de faire des victimes, d’alimenter un climat d’insécurité et de fragiliser le tissu économique de la capitale, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a inspecté, ce samedi 11 avril, le Centre national de commandement, de contrôle et de coordination (C3C-NAT), ainsi que le service des télécommunications de la Police nationale congolaise (PNC).
Cette visite visait à évaluer l’état d’avancement des travaux de réhabilitation et de modernisation des installations, en prélude à la mise en service d’un numéro d’urgence de la police.
À cette occasion, un protocole d’accord a été conclu entre la Police nationale congolaise, la société WSTD et les opérateurs de télécommunications Vodacom, Airtel, Orange et Africell, afin d’améliorer la coordination des interventions et la connectivité des services.
Kinshasa a été retenue comme ville pilote pour le déploiement du dispositif, avec l’implication de l’ensemble des commissariats urbains.
Les autorités indiquent que ce projet vise à renforcer la capacité de réponse face au banditisme urbain.
Le ministre a également évoqué la mobilisation de financements publics et la dotation en motos afin d’améliorer la rapidité d’intervention des unités de police.
Netic News / Provinces26rdc.com
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