La Province de l’Equateur, réputée pourvoyeur du bois, des informations renseignent l’existence des plusieurs indices en substances minérales dans dans l’ensemble de ses Territoires dont Basankusu, Bikoro, Bolomba, Ingende et Lukolela.
Selon une dépêche du ministère des mines postée sur son site Internet, il s’agit les commodités ci-après : l’Or, le Diamant, le Coltan, le cuivre.
Le Ministre provincial des Mines de l’Equateur s’est rendu à Kinshasa le 12 janvier dernier pour partager l’information avec le pourvoir central.
Henry Baleka Bongetola a eu une séance de travail avec le Service Géologique National du Congo.
Après échange avec la ministre des mines Antoinette N’SAMBA, Henry Baleka Bongetola été aussi reçu à la CTCPM (Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière), le CAMI (cadastre minier). Enfin, ils ont convenu d’élaborer une feuille de route pour approfondir les activités de recherche qui sera soumise à l’approbation de la Ministre National des Mines.
Produits miniers : un rapport annuel de la BCC fait une étude comparative de la production du cuivre, Zinc, Cobalt et Diamant entre 2018 et 2019
Dans son rapport annuel sur le déroulement des activités économiques de l’année 2019, la Banque Centrale du Congo (BCC) atteste que la production du cuivre a été chiffrée à 1 420,4 milliers de tonnes, soit une augmentation de 15,9% comparativement à 2018. Selon ce rapport, la part de la production de la Gécamines a représenté 1,5% en 2019, atteignant 21,2 milliers de tonnes, soit une progression annuelle de 15,2%.
Le rapport de la BCC justifie cette évolution par l’accroissement des investissements qui ont permis la modernisation de la salle d’électrolyse des usines métallurgiques de Shituru et le développement des unités opérationnelles de la filière des mines de Kamfundwa et Kamatanda dans la province du Haut-Katanga. L’objectif étant d’atteindre une production de 40 000 tonnes de Cuivre par an.
En croire ce document, la grande partie de la production (88,5%), a été assuré par les autres sociétés, moyennant une production de 1 399,2 milliers de tonnes en 2019, enregistrant une augmentation de 15,9% par rapport à l’année 2018. Cette évolution a résulté de l’accroissement de la capacité installée de certaines entreprises du secteur et de l’entrée en phase de production des autres.
Le rapport de la BCC renseigne que pour la même période, le volume de production du Cobalt s’est contracté de 28,7%, soit 78,0 milliers de tonnes en 2019, à cause d’une part, de l’affaissement de la demande mondiale et d’autre part, de l’arrêt des activités d’une grande société de la place.
De son côté, la Générale des carrières et des mines (Gecamines) n’a produit que 0,2 millier de tonnes, soit une baisse de 27,3% par rapport à 2018, ajoute le rapport, soulignant que la production d’autres sociétés qui avait atteint 109,2 milliers de tonne en 2018, s’est ressortie à 77,8 milliers de tonnes.
Sur le même chapitre, le rapport renseigne que, après avoir affiché une baisse de 91,5% en 2018, la production du Zinc a connu une amélioration de 53,6% en 2019, se situant notamment à 1,6 millier de tonnes. Cette performance est consécutive à la mise en service d’une grande unité de production au Lualaba.
S’agissant du Diamant, sa production a encore enregistré une régression. Après la baisse de 19,9% en 2018, la production du Diamant s’est de nouveau contractée de 14,6% en 2019, à en croire le rapport de l’Institut d’émission. Cette situation est consécutive notamment à la baisse de sa demande sur le marché mondial, suivi de la grogne des producteurs artisanaux dans l’une des zones de production.
En ce qui concerne l’or, sa production a baissé de 5,8% en 2019, se situant à 34 657,4 kg après une croissance de 16,4% une année auparavant. Cette baisse s’explique du fait de la suspension des activités dans quatre filiales d’une grande entreprise aurifère du pays, pour des raisons sécuritaires.
Dans son rapport, la Banque centrale du Congo fait noter que durant l’année 2019, l’activité économique, en RDC a été marquée particulièrement par le ralentissement de la croissance économique, une situation qui s’explique d’une part, par la morosité de l’environnement économique international attestée, entre autres, par la faiblesse du commerce international et, d’autre part, à cause de l’incertitude consécutive à l’installation tardive du Gouvernement ainsi que l’arrêt de production de certaines entreprises œuvrant dans le secteur minier.
2e Rapport de la balance de paiement et de la position extérieure globale 2019: la BCC invite le gouvernement à disposer des projets d’investissement ficelés

Deuxième Rapport de la balance de paiement et de la position extérieure globale 2019 : la Banque centrale du Congo invite le gouvernement à disposer des projets d’investissement bien ficelés
Après un premier numéro lancé au mois de décembre 2020 pour la publication des statistiques de la balance des paiements et de la position extérieure globale couvrant la période 2016 à 2018, la Banque centrale du Congo (BCC) a présenté à travers Mme Malangu Kabedi Mbuyi, son deuxième de ce Rapport présentant les données définitives de la balance des paiements et de la position extérieure globale 2019.
Au cours de cette présentation, la Gouverneure de la BCC s’est dite satisfaite de voir cette institution d’émission remplir sa mission lui confiée par le législateur, en matière de collecte, d’analyse et de publication des statistiques des relations économiques et financières concernant les résidents congolais et les non-résidents.
Pour ce deuxième rapport qui constitue la facette extérieure de l’économie nationale, et qui se situe quasiment au carrefour de tous les secteurs économiques, les cadres de collecte des données ont été multipliés, en explorant plusieurs sources, notamment les données institutionnelles et celles provenant des enquêtes de la balance des paiements. Ce qui donne une présentation non seulement adaptée aux exigences du Manuel six de la balance des paiements et de la position extérieure globale, mais aussi une présentation très variée avec des données agrégées et désagrégées.
Il est en effet constaté par exemple que, la présentation des données est faite suivant l’approche bilatérale des transactions. Il s’agit principalement des données sur les exportations et les importations des biens, présentées individuellement selon les pays avec lesquels la RDC a réalisé des transactions en 2019. Ce type de présentation a le mérite notamment d’indiquer les pays pouvant être considérés comme stratégiques pour la RDC, dans l’optique du développement des opérations commerciales et de la relance de l’activité économique intérieure.
Que retenir de ce deuxième rapport ?
Selon Mme Malangu la leçon principale à retenir de ce rapport est que cette balance reflète les caractéristiques structurelles des transactions congolaises avec le reste du monde, notamment :
• la persistance de besoin de financement induit principalement par le déficit structurel du compte des transactions courantes. Cette situation traduit globalement l’insuffisance du revenu national disponible brut par rapport à la demande intérieure ;
• la persistance du déficit des services, en raison du manque d’infrastructures adéquates et de qualité pouvant répondre aux normes et ainsi attirées la demande étrangère. Ce qui constitue un important poste des fuites des devises qui a pour effet de neutraliser quasiment l’effet des excédents enregistrés au niveau de la balance des biens ;
• la persistance du déficit de la balance des revenus primaires, le pays croupissant sous le poids des capitaux étrangers sous forme d’investissements ou de la dette extérieure publique ;
• le financement du déficit des transactions courantes et en capital, principalement par l’accroissement de passif exigible, sous la forme d’investissements directs étrangers et la consommation d’avoirs de réserve. Cependant, la résorption durable, de ce déséquilibre de la balance des paiements et de la position extérieure globale, requiert la mise en œuvre des stratégies visant à soutenir l’offre.
Quid des projets d’investissement ficelés ?
Dans cette perspective, la Banque centrale du Congo estime à travers la Gouverneure Malangu que, le gouvernement devrait :
• disposer des projets d’investissement bien ficelés (infrastructures et Plan National de Relance Agricole en vue de réduire les importations alimentaires), pour éviter de retomber dans le piège du surendettement à l’instar de la décennie 1990 et tenant compte du fait qu’un endettement massif mal orienté pourrait rendre le pays plus vulnérable ;
• consacrer une part suffisante des recettes de l’Etat au financement des investissements publics afin de doter le pays d’un niveau critique en infrastructures routières, énergétiques et des transports ;
• promouvoir les incubateurs des start-ups, au bénéfice des jeunes entrepreneurs congolais ;
• améliorer le climat des affaires et accentuer la sensibilisation ainsi que les mesures incitatives pour rendre effective l’opérationnalisation des zones économiques spéciales ;
• lutter contre la fraude et le trafic illicite dans les exportations des matières premières, afin d’accroître les recettes d’exportation ;
• encourager et développer les partenariats publics privés destinés à l’import-substitution.
La Chine, l’Afrique du Sud et la Zambie ont été les principaux fournisseurs de la RDC en 2019 avec des importations des biens à hauteur de 918,8 millions de USD

Selon le rapport de la Banque Centrale du Congo (BCC) sur la balance de paiement et de la position extérieure globale 2019, les trois premiers fournisseurs des importations des biens ont été successivement la Chine pour 2,098 milliards USD, soit 16,1% du total des importations de la RDC, l’Afrique du Sud pour 1,842 milliard USD, soit 14,2% du total, et la Zambie pour 918,8 millions de USD, représentant 7,1%.
En termes des continents, l’Afrique, l’Asie et l’Europe ont été les principaux fournisseurs de la RDC, avec des importations, des biens, évaluées à 10,694 milliards USD, représentant 82,6% du total des importations et 20,9% du PIB. En 2018, les achats auprès de ces trois continents avaient atteint 12,173milliards USD, correspondant à 25,6% du PIB.
Plus précisément la BCC classe l’Afrique à la première position comme premier fournisseur de la RDC avec des importations des biens d’une valeur de 4,707 milliards USD. L’Asie vient à la deuxième position avec 3,978 milliards USD des importations des biens, suivi de l’Europe qui occupe la 3ème place avec 2,007 des importations des biens. Ensuite l’Amérique occupe la 4ème place avec 419,6 millions USD et en dernier lieu se classe l’Océanie avec 32,0 millions USD des importations des biens.
La BCC relève des baisses en termes des importations provenant de 5 continents. Ces baisses s’affichent soit 10,6% pour les biens provenant de l’Afrique, 14,8% pour l’Asie, 10,2% pour l’Europe, 13,4% pour l’Amérique et 22,7% pour l’Océani.
24sur24.cd / Provinces26rdc.net

Malangu Kabedi Mbuyi, Gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC)