Le ministre a.i de l’Économie nationale, Nicolas Kazadi, a présidé, mardi, à l’immeuble du gouvernement, une réunion des membres du Comité de coordination des travaux de rationalisation des structures des prix et tarifs des produits et services de santé en RDC amorcé depuis la fin de l’année 2021.
Cette réunion est organisée afin d’établir un état des lieux de ce processus pour la préparation du troisième atelier prévus dans les tout prochains jours, indique un communiqué du ministère de l’Economie nationale parvenu, mercredi à l’ACP.
Il s’agit, en outre, d’assurer le « juste prix » des produits et services de santé en vue de faciliter l’accès de la population aux services de santé, un défi majeur dans la réalisation de la Couverture Santé Universelle prônée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
« Il n’est point besoin de rappeler que les difficultés d’accès aux produits et services de santé de qualité à nos populations ne sont pas seulement des problèmes de santé. En effet, ils constituent un défis économique majeur pour l’émergence du pays, du fait de la réduction de la productivité et la pression sur les ménages qui vivent déjà en dessous du seuil de pauvreté », a déclaré le ministre Nicolas Kazadi.
Il a également précisé que la finalité de ce processus est d’aboutir à des réformes consensuelles. Il ressort de précédents travaux que les produits et services de santé sont considérés comme des produits de luxe et inaccessibles à la majorité de la population congolaise.
« Il a été également observé que les taxes, aux côtés d’autres facteurs, sont parmi les principaux déterminants des coûts élevés des produits et services de santé dans notre pays avec environ 120% de plus sur la valeur CIF.
Dans les pays voisins, notamment les pays de la SADC, les produits sont entièrement exonérés et d’autres pays appliquent un taux unique inférieur au nôtre », a poursuivi le ministre intérimaire de l’Economie nationale.
Il a, par ailleurs, fait savoir que l’objectif général du troisième atelier est d’accorder un statut social aux produits et services de santé sur toute l’étendue du territoire national.
Il s’agira notamment de revisiter la réglementation en vigueur, en matière d’application des structures de prix et tarif de produits et services de santé en référence au pays de la région.
Il s’agira également de définir les procédures d’encadrement des circuits d’approvisionnement et de distribution des médicaments et intrants de santé, des mécanismes de renforcement et application de la réglementation en vigueur sur les prix et tarifs des produits et services de santé.D’élaborer le texte accordant le statut social aux produits et services de santé. Le troisième atelier sur la rationalisation des prix et tarifs des roduits et services de santé connaîtra la partaicipation des experts de la Présidence de la République, de la primature, des ministères de l’Economie nationale, de la Santé, hygiène et prévention, du Budget, des Finances, de deux chambres du Parlement et des partenaires de la santé, conclut le communiqué.
Santé universelle pour tous : le gouvernement s’active pour l’accès aux soins de santé pour tous
• Vers un statut social aux produits et services de santé Le gouvernement de la république est vivement préoccupé par la santé de la population. D’où les efforts conjugués pour accorder un statut social aux produits et services de santé, à travers le processus de rationalisation des structures des prix ainsi que les tarifs des médicaments et des soins. C’est ce qui ressort de la réunion du Comité de coordination des travaux de rationalisation des structures des prix et tarifs des produits et services de santé en RDC, tenue mardi 12 juillet, au ministère de l’Economie, sous la coordination du ministre ad intérim de l’Économie nationale, Nicolas Kazadi. Il est question d’assurer le juste prix des produits et services de santé, afin de faciliter l’accès de la population aux services de santé, comme le souhaite le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à travers sa vision axée sur la Couverture de la santé universelle, dont la mise en œuvre doit permettre à la population congolaise d’accéder aux soins de santé de qualité, sans trop d’accrocs financiers. Il sera question d’aboutir à des réformes consensuelles, selon le ministre Nicolas Kazadi, pour la simple raison que les produits et services de santé sont considérés comme des produits de luxe inaccessibles à la majorité de la population congolaise.
En outre, les taxes aux côtés d’autres facteurs, sont parmi les principaux déterminants des coûts élevés des produits et services de santé en RDC, avec environ 120% de plus sur la valeur CIF ; alors que dans d’autres pays frontaliers de la RDC, en particulier les Etats membres de la SADC, les produits sont entièrement exonérés ; tandis que d’autres pays appliquent un taux unique inférieur à celui de la RDC. Au cours de cette réunion, le Comité de coordination des travaux de rationalisation des structures des prix et tarifs des produits et services de santé en RDC a fait un état des lieux du processus de rationalisation des structures des prix et tarifs des produits et services de santé, amorcé depuis fin 2021 et procédé à la préparation du troisième atelier prévu prochainement, et dont l’objectif est d’accorder un statut social aux produits et services de santé sur toute l’étendue du territoire national. Les participants devront également revisiter la réglementation en vigueur en matière d’application des structures des prix et tarifs des produits et services de santé en référence au pays de la région ; définir les procédures d’encadrement des circuits d’approvisionnement et de distribution des médicaments et intrants de santé ; définir les mécanismes de renforcement d’application de la réglementation en vigueur sur les prix et tarifs des produits et services de santé et élaborer le texte accordant le statut social aux produits et services de santé. Ce troisième atelier sur la rationalisation des prix et tarifs des produits et services de santé connaitra également la participation des experts de la présidence de la République, de la Primature, du ministère de l’Economie nationale, du ministère de la Santé, hygiène et prévention, du ministère du Budget, du ministère des Finances ainsi que les délégués de l’Assemblée nationale et du sénat et ceux des partenaires de la santé.
ACP/Provinces26rdc.net |


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