Des éditions 2022 et 2025 de l’Examen d’État, des inspecteurs ayant participé à la correction dénoncent le non-paiement de leurs primes. Ils brandissent la menace d’un boycott des épreuves de 2026 si aucune solution n’est trouvée rapidement.
À quelques mois de la tenue de l’édition 2026 de l’Examen d’État, la tension monte dans les rangs des correcteurs. Des inspecteurs de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), mobilisés lors des sessions 2022 et 2025, affirment n’avoir toujours pas perçu leurs primes de correction.
« Nous avons presté principalement lors des éditions 2022 et 2025 sans être payés jusqu’à ce jour », a déclaré ce mercredi 15 avril à MCP, Baudoin Kadiamba, inspecteur dans le district de Mont-Amba et membre du Syndicat de défense des droits des inspecteurs de l’EPST (Sydedrie).
Un mouvement de boycott des épreuves de l’édition 2026 n’est plus à exclure si le paiement n’intervient pas dans les meilleurs délais, à en croire les représentants des inspecteurs.
Cette situation alimente un jeu de renvoi de responsabilités. Certains pointent la ministre de tutelle, lui reprochant un manque d’attention aux revendications des inspecteurs. D’autres accusent le ministre des Finances, Doudou Fwamba, qu’ils soupçonnent de bloquer le décaissement des fonds malgré les instructions reçues de la hiérarchie.
Le différend, rappellent plusieurs sources, remonte à la période du gouvernement de Jean-Michel Sama Lukonde, alors que Tony Mwaba dirigeait le portefeuille de l’Éducation.
Signalons que face à cette crise, les inspecteurs lancent un appel direct au chef de l’État, Félix Tshisekedi, afin qu’il s’implique personnellement pour éviter une perturbation du calendrier scolaire national.
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