Rétro-commissions, enrichissement illicite, gestion financière catastrophique au sein du ministre et manquements d’ordre éthique, politique et professionnel. Tels sont les faits constitutifs de soupçons pour lesquels le député national François Nzekuye demande des explications au ministre de la Santé publique, Eteni Longondo.
Dans une question écrite lui adressée le 3 juillet 2020, François Nzekuye se fonde sur les allégations de plusieurs sources qui ont rapporté qu’un système serait mis en place par le ministre de la Santé pour conditionner des rétro-commissions de la gestion de la Covid-19.
« Il me revient qu’à votre Cabinet, un système serait mis en place pour exiger et conditionner des rétro-commissions, qui iraient jusqu’à 33% dans certains cas, pour tout paiement des fonds de Covid-19. Ce serait le cas pour les hôtels et résidences utilisés pour le confinement de certaines personnes suspectes ou infectées par la Covid-19… », a-t-il écrit.
Par conséquent, ajoute l’élu du peuple, que des sources sûres soutiennent que le ministre Eteni Longondo aurait acquis des biens de valeurs, ne correspondant pas à ses revenus et qui sont postérieurs à son entrée au Gouvernement.
D’autres informations parvenues à Francois Nzekuye font état d’une gestion financière du ministère de la Santé connaissant de sérieuses difficultés.
A lui de préciser : « le ministre et le vice-ministre de la Santé ne s’accordent pas sur cette question sensible… Des sommes importantes seraient décaissées en dehors de toute orthodoxe financière (contreseing du vice-ministre, respect des procédures de passation de marchés ».
Le député Nzekuye souligne également des manquements d’ordre éthique, politique et professionnel dans l’achat des médicaments dans le cadre du programme d’urgence de 100 jours.
Quant aux manquements d’ordre éthique, politique et professionnel, l’élu de Rutshuru met en exergue l’attente de la représentation nationale des réponses au sujet des médicaments achetés dans le cadre du programme d’urgence de 100 jours du président de la République, dont il doute de la traçabilité.
Mais aussi, au sujet du risque lié aux moustiquaires imprégnées qui sont en cours de distribution.
« Il a été démontré que le dernier lot des moustiquaires imprégnées achetées pour la RDC ne remplissait pas les normes fixées par l’OMS. Comment se fait – il que ces moustiquaires impropres à l’utilisation soient distribuées dans certaines provinces? Etes-vous convient des effets néfastes à la santé que présente l’utilisation de ces moustiques? », insiste Francois Nzekuye.
Alors que les députés nationaux s’apprêtent à aller en vacances parlementaires, Francois Nzekuye a préféré, pour ce contrôle parlementaire, recourir à la question écrite afin de permettre au ministre de la Santé publique de répondre de sa gestion soupçonnée de calamiteuse.
Intervenant dans l’émission Le Débat sur Top Congo FM, le ministre Eteni Longondo a révélé que son ministère a reçu 10 millions USD sur les 27 millions USD engagés pour la riposte. Et que lui n’a pu gérer que 3 millions.
« Nous avons achetés des ambulances et autres véhicules. Nous avons effectué une dépense de 1,4 millions. Les autres sommes étaient directement versées dans des comptes des hôpitaux qui en avaient besoin », a-t-il rassuré.
Aussi, soutient Eteni Longondo, la lutte contre le coronavirus est multisectoriel. Une autre partie de fonds a été affectée à d’autres secteurs.


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