Pour la République démocratique du Congo, la 42ᵉ édition du Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe (CACVC) s’achève sur une note mitigée. Hôte de la compétition, Kinshasa a relevé avec succès le défi de l’organisation, mais les représentants congolais ont échoué à convertir l’avantage du terrain en performances sportives.
Les affiches des finales sont désormais connues. Chez les dames, le Petro Atlético d’Angola affrontera l’AS Otoho du Congo-Brazzaville. Chez les hommes, le FAP du Cameroun sera opposé à l’Étoile du Congo. Éliminés en demi-finales, le HC Héritage et la Jeunesse Sportive de Kinshasa (JSK) disputeront les matches de classement pour la troisième place.
Disputée du 9 au 17 juillet au Gymnase des Jumelés du stade des Martyrs, la compétition a réuni plusieurs des meilleures formations africaines dans des conditions d’organisation saluées par les délégations participantes et les dirigeants de la Confédération africaine de handball (CAHB). À travers cet événement, Kinshasa a confirmé sa capacité à accueillir des compétitions continentales de haut niveau.
Sur le plan sportif, en revanche, le bilan est plus contrasté. Malgré l’appui de leur public, les clubs congolais n’ont pas réussi à atteindre les finales, confirmant les difficultés persistantes du handball national à rivaliser avec les grandes nations africaines de la discipline.
Cette contre-performance s’explique notamment par le manque de compétitivité et de régularité du championnat national. À la différence des clubs angolais, camerounais ou congolais de Brazzaville, qui bénéficient de compétitions domestiques mieux structurées et plus relevées, les équipes de la RDC abordent souvent les rendez-vous continentaux avec un déficit de rythme et de préparation.
Il sied de noter que cette édition de la CACVC met ainsi en évidence un double constat. D’une part, la République démocratique du Congo dispose des capacités logistiques et organisationnelles nécessaires pour accueillir avec succès de grandes compétitions africaines. D’autre part, elle souligne l’urgence de renforcer le championnat national, de professionnaliser davantage les clubs et d’investir dans la formation afin que les futures organisations à domicile s’accompagnent enfin de résultats sportifs à la hauteur des ambitions du pays.
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