Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a appelé jeudi les autorités sud-africaines à privilégier une approche équilibrée de la gestion de la situation des ressortissants étrangers en situation irrégulière, fondée sur le respect des droits fondamentaux, lors d’un point de presse conjoint avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, en visite de travail à Kinshasa.
« Nous faisons confiance à la sagesse des autorités sud-africaines pour privilégier une approche plus équilibrée, conforme aux valeurs de solidarité africaine, afin qu’une issue heureuse, apaisée et respectueuse des droits fondamentaux puisse être trouvée », a déclaré le Président Félix Tshisekedi.
Le Chef de l’État congolais a indiqué que cette question avait été abordée avec son homologue dans un esprit de franchise et de respect mutuel.
« Nous avons évoqué, avec toute la délicatesse requise, la situation de certains ressortissants africains vivant en situation irrégulière sur le territoire sud-africain, ainsi que les tensions que cette question peut parfois susciter. Nous comprenons pleinement que chaque État exerce sa souveraineté dans le respect de ses lois, de son territoire et de sa politique migratoire », a-t-il ajouté.
Tout en reconnaissant ce droit souverain, Félix Tshisekedi a estimé que les questions migratoires doivent être traitées avec humanité, dans le respect de la dignité des personnes concernées et des principes de solidarité africaine.
Ramaphosa réaffirme l’engagement de son gouvernement
Prenant la parole à son tour, le Président sud-africain Cyril Ramaphosa a assuré que son gouvernement s’emploie à trouver une solution équilibrée, conciliant le respect des lois nationales et la protection des droits humains.
« L’équilibre dont le Président Tshisekedi vient de parler est précisément ce que nous recherchons. Nous voulons traiter cette question avec beaucoup de sagesse et de prudence, tout en répondant aux préoccupations des personnes confrontées au chômage et à la pauvreté dans notre pays », a-t-il déclaré.
Le Président sud-africain a insisté sur la nécessité de préserver la dignité des migrants, y compris ceux qui ne disposent pas de documents administratifs.
« Nous voulons également respecter les droits des personnes qui ne disposent peut-être pas des documents requis pour leur entrée dans notre pays. Elles doivent être traitées avec dignité et sécurité et ne doivent faire l’objet d’aucune forme de harcèlement ou de maltraitance. C’est la ligne de conduite de notre gouvernement », a-t-il poursuivi.
Selon le Président Cyril Ramaphosa, l’Afrique du Sud demeure attachée au respect des droits de toutes les personnes vivant sur son territoire, tout en assumant son devoir de garantir la sécurité de l’ensemble de sa population.
« Nous avons la responsabilité de protéger toutes les personnes qui vivent dans notre pays, de veiller à ce qu’elles ne soient pas victimes de violences et de faire en sorte que chacun respecte l’État de droit », a-t-il affirmé.
Avant ce point de presse, les Présidents Félix Tshisekedi et Cyril Ramaphosa ont visité les installations de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Ils avaient auparavant tenu un entretien en tête-à-tête à la Cité de l’Union africaine, suivi d’une séance de travail élargie à plusieurs membres des deux gouvernements ainsi qu’aux experts impliqués dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola.
ACP / Provinces26rdc.com
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