Alors que Gianni Infantino est de plus en plus contesté après l’abandon de son projet d’ouverture aux investisseurs privés, Samuel Eto’o prend sa défense. Le président de la Fédération camerounaise de football salue l’action du patron de la Fifa en faveur du développement du football africain et plaide pour que son plan, selon lui plus juste dans la redistribution des ressources, soit remis sur la table s’il est réélu en 2027.
Gianni Infantino n’a rien fait « de mal » : Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise et figure du football africain, a apporté lundi son soutien au patron de la Fifa, de plus en plus esseulé après son projet avorté d’ouverture aux investisseurs privés. M. Infantino « a aidé notre continent. Il a aidé nos fédérations à se développer beaucoup plus rapidement, et nous devons le reconnaître », a déclaré l’ancien buteur du Barça et de l’Inter Milan, 45 ans, dans un entretien avec la chaîne CNN. « Nous devrions le soutenir pour tout ce qu’il a accompli jusqu’à présent. »
« Le président Gianni Infantino a changé le football, a-t-il insisté. Il a donné des opportunités à des nations qui n’avaient pas eu ces opportunités de participer au plus beau des tournois, la Coupe du monde. »
Le projet d’ouverture aux investisseurs privés défendu par Gianni Infantino a fracturé le monde du foot, sans que son abandon n’ait apaisé les tensions, sur fond de critiques autour de la gouvernance du dirigeant italo-suisse, qui vise sa réélection en mars 2027.
Si les confédérations européenne (UEFA), asiatique (AFC) et nord-américaine (Concacaf) ont demandé le départ de M. Infantino, la Confédération africaine (CAF) s’est rangée « à l’unanimité » de son côté, dans un communiqué début août.
Samuel Eto’o a estimé que « tout ça est arrivé parce qu’il y a des élections à venir », auxquelles Gianni Infantino est pour l’instant le seul candidat déclaré. « Je ne pense pas que le président Gianni Infantino ait fait quoi que ce soit de mal », a ajouté l’ex-attaquant international à propos de son projet très décrié, et finalement abandonné, appelant même à le « remettre sur la table » si Infantino est réélu.
L’ex-attaquant a estimé qu’avec les ressources redistribuées d’une manière plus juste, selon le plan proposé par M. Infantino, le Cameroun aurait les moyens d’attirer les meilleurs talents : « Nous voulons voir des Lionel Messi, des Kylian Mbappé, mais j’aimerais voir Mbappé jouer pour le Cameroun », a-t-il déclaré, le père de la star française étant né au Cameroun.
RFI / Provinces26rdc.com
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