L’inquiétude grandit à l’international face aux tensions en République démocratique du Congo. La Belgique ferme son ambassade à Kinshasa ce 30 janvier 2025, a-t-on appris mercredi dans un communiqué. Les services consulaires sont suspendus, sauf pour les urgences.
C’est une décision rare, mais qui témoigne de la gravité de la situation. De l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis renforcent leurs mesures de sécurité. Le Département d’État a ordonné le départ immédiat des employés non essentiels et de leurs familles. Il déconseille formellement tout voyage au pays que dirige Félix Tshisekedi. En cause : les conflits armés, la criminalité et les risques d’enlèvement.
Les avertissements sont clairs. La situation sécuritaire en RDC est explosive. Des groupes armés s’affrontent, la violence est omniprésente. Les civils et les humanitaires sont en danger. Les ambassades prennent leurs précautions, mais le peuple congolais, lui, reste piégé dans l’incertitude.
La fureur vire aux violences
Des émeutes improvisées pour dénoncer l’invasion rwandaise dans l’est de la RDC ont dégénéré mardi, en violences et pillages dans la capitale congolaise. Les rues, d’abord animées par des slogans patriotiques, ont basculé dans le chaos. Des vidéos devenues virales montrent des supermarchés et boutiques appartenant à des expatriés pris d’assaut, réduits en ruines par des foules en furie.
Les forces de sécurité, déployées dans l’urgence, ont pu endiguer, avec peine, la situation et à protéger les biens des opérateurs économiques. De plus, la colère des manifestants s’est également tournée vers les représentations diplomatiques. Des ambassades du Rwanda, de l’Ouganda, de la Belgique, des États-Unis et de la France, ont été la cible de cette révolte.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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