Le chef de l’État, Félix Tshisekedi a fixé de nouvelles orientations pour le Grand Katanga, mettant l’accent sur deux priorités majeures à savoir « le renforcement de la sécurité et l’accélération du développement économique ».
Lors du Conseil des ministres du vendredi 31 juillet tenu à Kaniama-Kasese, dans la province du Haut-Lomami, le président de la République a appelé le gouvernement à apporter des réponses rapides aux défis qui touchent cette région stratégique du pays.
À la suite de son passage dans le Haut-Lomami et des informations reçues sur la situation générale du Grand Katanga, Félix Tshisekedi estime que les réalités sécuritaires, politiques, socio-économiques et institutionnelles de cette partie du pays nécessitent une intervention coordonnée de l’exécutif national.
Le chef de l’Etat a notamment évoqué la persistance des « poches d’insécurité » signalées récemment à Malemba-Nkulu et à Bukama. Pour lui, ces foyers de tension, auxquels s’ajoutent les conflits coutumiers, constituent une menace pour la cohésion sociale et le développement harmonieux de la région.
Face à cette situation, le président de la République a demandé au vice-Premier ministre de l’Intérieur et à son collègue de la Défense, de renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité. Cela implique notamment les moyens logistiques, le renseignement territorial, la mobilité de la police ainsi que les capacités de la base militaire de Kamina.
Tshisekedi a également instruit les autorités compétentes de procéder à une cartographie des conflits coutumiers dans le Grand Katanga afin d’identifier leurs causes et d’engager des mécanismes pouvant conduire à leur règlement définitif.

Kasumbalesa et agriculture au cœur des priorités économiques
Sur le plan économique, le garant de la nation s’est penché sur les difficultés persistantes observées au poste frontalier de Kasumbalesa. Il a relevé que les perturbations dans cette zone affectent la fluidité des échanges commerciaux et réduisent la compétitivité de l’économie nationale.
Pour remédier à cette situation, il a chargé plusieurs membres du gouvernement, notamment ceux en charge de l’Intérieur, de l’Économie nationale, des Transports, des Finances, du Commerce extérieur et des Infrastructures, de proposer un plan intégré visant à moderniser les accès, réguler le trafic des poids lourds et améliorer la coordination des services publics. « Il est plus que temps de remettre de l’ordre », a-t-il insisté.
Le locataire du Palais de la Nation a, par ailleurs, réaffirmé l’importance de la souveraineté alimentaire dans la stratégie gouvernementale. Tshisekedi souligne que les performances enregistrées par le Service national dans la production du maïs justifient la recapitalisation de cette structure pour accroître ses capacités de production, de stockage, de distribution et de logistique.
Cette recapitalisation permettra d’accompagner davantage les provinces du Kasaï et du Haut-Katanga dans le développement agricole, tout en favorisant la transformation locale des productions agricoles et pastorales.
Ainsi, le chef de l’Etat a demandé au ministère de l’Industrie d’impliquer pleinement le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) dans le financement et l’accompagnement des projets industriels. Parmi les initiatives citées figurent la minoterie, les infrastructures de stockage ainsi que l’abattoir de Kaniama-Kasese, considérés comme des leviers pour renforcer la transformation économique locale.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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