La TikTokeuse Denise Dusauchoy (Denise Mukendi) a été placée sous mandat d’arrêt provisoire après avoir été présentée, mercredi 2 septembre, au ministère public, selon des sources judiciaires.
Elle fait l’objet de poursuites pour plusieurs faits susceptibles de constituer des infractions au regard de la législation congolaise. D’après les mêmes sources, elle est notamment soupçonnée de faire, sur les réseaux sociaux, l’apologie des activités subversives des rebelles de la coalition AFC/M23.
Cette présentation devant le ministère public intervient dans le cadre de la procédure engagée contre Denise Dusauchoy et en exécution d’un mandat d’arrêt délivré à son encontre par l’autorité judiciaire compétente, indiquent ces sources.
Toujours d’après ces sources judiciaires, les premiers éléments recueillis lors de son interrogatoire auraient fait apparaître des indices que le parquet considère comme sérieux. Les procureurs auraient également estimé nécessaire de la placer sous mandat d’arrêt provisoire, notamment en raison d’un risque de fuite.
Les mêmes sources judiciaires précisent toutefois que Denise Dusauchoy bénéficiera, tout au long de la procédure, des garanties liées aux droits de la défense et à un procès équitable, conformément aux règles de procédure pénale en vigueur en RDC et aux standards internationaux.
Arrêtée en Tanzanie
Le ministère de la Justice de la RDC avait confirmé, mardi 1er septembre, l’arrestation de Denise Dusauchoy, intervenue le 30 août 2026 en Tanzanie dans le cadre d’une procédure de coopération judiciaire internationale.
Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, le ministère avait indiqué que l’influenceuse congolaise avait été interpellée par les autorités tanzaniennes en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la justice congolaise.
Selon le même communiqué, cette arrestation faisait suite à plusieurs démarches judiciaires engagées dans le cadre de dossiers pénaux en cours d’instruction.
Le ministère avait également précisé que ces démarches avaient débuté en 2025. En octobre et novembre de cette année-là, le procureur général près la Cour de cassation avait transmis trois commissions rogatoires internationales aux autorités judiciaires belges.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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