Les États-Unis conditionnent le retrait d’Israël du Liban au désarmement du Hezbollah

L’objectif affiché est triple : restaurer le contrôle de Beyrouth sur le pays, éliminer la menace militaire du Hezbollah et permettre à Israël de retrouver des frontières sécurisées.

À quelques heures de la rencontre entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à la Maison Blanche, de hauts responsables de l’administration américaine ont affirmé au site israélien Walla que tout retrait de Tsahal du sud du Liban serait conditionné au désarmement du Hezbollah et au rétablissement de l’autorité de l’État libanais sur l’ensemble de son territoire.

Selon ces responsables, le cadre de négociation en cours prévoit un accord fondé sur des engagements réciproques : Israël redéploierait progressivement ses forces en échange du démantèlement des infrastructures de l’organisation terroriste Hezbollah et du retour de la souveraineté libanaise. L’objectif affiché est triple : restaurer le contrôle de Beyrouth sur le pays, éliminer la menace militaire du Hezbollah et permettre à Israël de retrouver des frontières sécurisées.

Washington souligne que les premiers mouvements de redéploiement de Tsahal, notamment dans la région de Zawtar al-Gharbiyeh, ont débuté après des discussions israélo-libanaises organisées à Rome il y a une dizaine de jours. Les États-Unis assurent vouloir poursuivre leur médiation jusqu’à l’application complète de cet accord. En revanche, les responsables américains se sont gardés de tout commentaire sur un éventuel retrait israélien de Syrie.

L’Iran devrait également occuper une place centrale lors des discussions entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou. Le Premier ministre israélien entend présenter au président américain de nouvelles évaluations sur l’avancement du programme nucléaire iranien malgré les dégâts infligés lors de la récente campagne militaire, et plaider en faveur d’une ligne ferme face à Téhéran.

Avant son départ pour le Michigan, Donald Trump a toutefois laissé entendre qu’une reprise des négociations avec l’Iran restait possible. « Il y a une chance que nous parvenions à un accord. Si c’est le cas, tant mieux. Sinon, nous reviendrons à ce que nous faisions dimanche », a-t-il déclaré, sans préciser à quelles opérations il faisait référence. Interrogé sur une éventuelle divergence avec Benjamin Netanyahou, le président américain a reconnu qu’ils étaient « très proches », tout en admettant l’existence de « petites différences ».

Donald Trump a également défendu la possibilité de vendre des avions de combat F-35 à la Turquie, affirmant que personne ne lui dicterait la politique américaine en matière d’exportations d’armement. Il a par ailleurs indiqué n’avoir eu aucune discussion récente avec l’Arabie saoudite sur une éventuelle adhésion aux Accords d’Abraham.

 


i24News / Provinces26rdc.com

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