Déconfinement progressif ou non, les compagnies d’aviation n’attendent pas l’assouplissement des règles de sécurité sanitaire et la réouverture des frontières. Avec presque tous leurs avions cloués au sol, elles se mettent déjà au goût du jour pour la reprise des opérations. De plus en plus de transporteurs se préparent ainsi à une reprise des activités avec un tiers de sièges passagers en moins dans les avions et des hausses de prix des billets d’environ 50 %, selon les estimations d’Alexandre de Juniac, président du directoire de la IATA (Association internationale du transport aérien).
De multiples compagnies aériennes dans le monde cogitent actuellement sur l’avenir des règles de distanciation sociale, imposées par la pandémie de coronavirus. Rien ne confirme qu’elles se prolongeront outre mesure, mais des transporteurs anticipent. Se préparer à l’abandon imminent d’un siège entre deux passagers tend à se profiler comme une tendance forte. La compagnie britannique Easyjet est engagée dans une telle réflexion, comme sa consœur hongroise Wizz Air ou les états-uniennes American Airlines et Delta Airlines.
« Une idée idiote »
Ce type de mesures aboutira à des réductions de 30 % ou même 50 % de passagers dans les cabines. Dans ce contexte, le président du directoire de la IATA a déjà averti les amoureux du voyage : le maintien des tarifs moyens antérieurs ne sera possible pour aucune compagnie dans ces conditions et « il sera en particulier impossible pour celles à bas coût ». Dans cette catégorie, Easyjet et Wizz Air demeurent des exemples européens cités fréquemment. Celui de l’Irlandais Ryanair revient aussi souvent, mais son patron, Michael O’Leary, s’est déjà déclaré hostile au sacrifice de sièges en cabine dans le quotidien britannique « The Guardian » : « Une idée idiote. »
Laisser un commentaire