Des poissons ont été retrouvés morts dans la matinée de ce lundi 14 septembre 2026 dans la rivière Lubumbashi, au niveau du quartier Mampala, dans la commune de Lubumbashi. Le docteur Samson, chef du service de pêche et d’élevage de la commune de Lubumbashi, a lancé l’alerte. Il appelle les riverains à ne pas consommer ces poissons dont la cause de la mort reste jusque-là inconnue.
L’ambiance est inhabituelle au bord de la rivière Lubumbashi au lever du soleil. À la surface de l’eau, des poissons morts apparaissent en masse. Il s’agit de silures appelés localement « milonge ».
Selon le docteur Samson, il était environ 5 heures lorsque les premiers habitants ont commencé à constater le phénomène. Très vite, la nouvelle s’est répandue dans le quartier. Des riverains sont descendus vers la rivière et ont commencé à ramasser les poissons morts. D’autres habitants du quartier observent la scène avec inquiétude.
« Nous avons constaté que les poissons étaient déjà morts dans la rivière », rapportent des témoins, selon des informations communiquées par le service de pêche et d’élevage.
Pour l’instant, personne ne dispose d’une réponse officielle, indique Samson. La cause de cette mortalité massive reste inconnue. Aucune analyse n’a encore permis d’établir s’il s’agit d’une pollution de l’eau, d’une maladie des poissons ou d’un autre phénomène.
Sur place, la prudence est donc de mise.
À cet effet, le chef du service de pêche et d’élevage appelle la population à ne pas consommer ces poissons. Il demande, par la même occasion, aux vendeurs et aux consommateurs de rester vigilants en attendant les résultats des analyses de laboratoire. Celles-ci permettront de comprendre l’origine du phénomène et de guider les éventuelles mesures à prendre.
« N’achetez pas les milonge pêchés dans la rivière Lubumbashi. Attendez les résultats du laboratoire ».
Selon la FAO et les autorités sanitaires, la consommation de poissons trouvés morts dans une rivière, sans en connaître la cause, présente de graves risques d’intoxication, d’infection bactérienne et d’empoisonnement chimique. « Lorsqu’un poisson meurt de cause inconnue, il n’est pas possible de savoir s’il a succombé à une maladie, à un polluant mortel ou depuis combien de temps il se décompose. La cuisson ne détruit pas la majorité de ces risques ».
Une délégation de conseillers communaux est descendue sur place pour s’enquérir de la situation.
Magazine La Guardia / Provinces26rdc.com
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