Moyen-Orient : les gardiens de la révolution islamique mettent en garde contre toute attaque contre des navires iraniens

Cet avertissement intervient alors que le Royaume-Uni a annoncé le déploiement d’un navire de la Royal Navy en vue d’une éventuelle mission multinationale destinée à protéger la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a averti samedi que toute attaque visant des pétroliers ou navires commerciaux iraniens entraînerait une « riposte lourde » contre des positions américaines et des bâtiments ennemis dans la région.

« Avertissement ! Toute agression contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens sera suivie d’une attaque massive contre l’un des centres américains dans la région et contre des navires ennemis », a déclaré le commandement naval du CGRI, cité par l’agence de presse Fars News Agency.

Le commandant de la force aérospatiale du CGRI, Majid Mousavi, a affirmé que des missiles et drones étaient « verrouillés sur l’ennemi » et prêts à être lancés sur ordre.

Plus tôt, le ministère britannique de la Défense a annoncé le déploiement d’un navire de la Royal Navy au Moyen-Orient en vue d’une éventuelle mission multinationale destinée à sécuriser la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Le HMS Dragon, précédemment stationné en Méditerranée orientale près de Chypre, doit être prépositionné dans la région et se tenir prêt à rejoindre une initiative maritime conduite par le Royaume-Uni et la France, ont rapporté plusieurs médias britanniques, citant un porte-parole du ministère.

Les tensions régionales se sont intensifiées depuis les frappes menées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui ont entraîné des représailles de Téhéran visant Israël ainsi que des alliés américains dans le Golfe, et conduit à la fermeture du détroit d’Ormuz.

Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril sous médiation pakistanaise, mais les discussions tenues à Islamabad n’ont pas permis d’aboutir à un accord durable. La trêve a ensuite été prolongée sans échéance par le président américain Donald Trump, ouvrant la voie à des efforts diplomatiques en vue d’une solution permanente.

Depuis le 13 avril, les États-Unis appliquent un blocus naval visant le trafic maritime iranien dans cette voie stratégique. Donald Trump a toutefois annoncé mardi une suspension temporaire de l’opération « Project Freedom » afin de rétablir la liberté de navigation commerciale dans le détroit, tout en précisant que le blocus américain restait « pleinement en vigueur ».

 


AA / Provinces26rdc.com

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