Plus de 70 600 personnes déplacées et retournées vivent dans des conditions précaires au sein de familles d’accueil dans plusieurs localités de la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Selon la Commission locale des mouvements de populations ce lundi 19 octobre 2026, ces ménages n’ont bénéficié que de peu ou pas d’assistance humanitaire depuis plusieurs mois. L’ONG Solidarité communautaire de lutte contre le tribalisme en RDC (SOCOLUTTE) qui confirme également ces faits, appelle pour sa part, à une intervention urgente.
Les personnes concernées se trouvent notamment à Bwalanda, Mutanda, Kashalira, Somikivu (Lweshe), Mirangi et Kirima, dans les zones de santé de Kibirizi et de Birambizo. Nombre de ces familles, contraintes de fuir leurs villages à la suite des affrontements, manquent de moyens pour couvrir leurs besoins essentiels.
Le point focal de SOCOLUTTE plaide pour une prise en charge des déplacés, des retournés et des membres des communautés d’accueil les plus vulnérables. Il s’inquiète notamment du fait que certaines populations n’aient toujours pas été prises en compte dans la réponse humanitaire, alors que des interventions sont menées dans d’autres localités de la région.
L’organisation appelle ainsi les acteurs humanitaires à accorder une attention particulière aux familles qui, selon elle, restent sans assistance depuis le début de la crise.
Des enfants exposés à la malnutrition et à la déscolarisation
La situation des enfants préoccupe également L’ONG Solidarité communautaire de lutte contre le tribalisme qui indique que plusieurs d’entre eux souffriraient de malnutrition, et que les déplacements ont privé plusieurs parmi eux, de l’accès à l’éducation.
Face à ces difficultés, l’organisation insiste sur la nécessité d’une intervention humanitaire urgente pour répondre aux besoins essentiels des familles et améliorer les conditions de vie des personnes déplacées et retournées dans cette partie du territoire de Rutshuru.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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