Ce lundi 14 septembre 2026, le secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Ferdinand Kambere, affirme ne pas se sentir concerné par l’architecture du dialogue national annoncée par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Selon l’ordonnance présidentielle portant organisation et fonctionnement de ce processus, un coordonnateur, un coordonnateur adjoint ainsi qu’un comité doivent être désignés par le chef de l’État. Cette équipe est notamment chargée d’assurer la conduite des travaux et de rendre régulièrement compte de leur évolution.
Ferdinand Kambere estime que cette architecture s’apparente davantage, selon lui, à une structure politique placée sous le contrôle du président de la République et de sa plateforme, l’Union sacrée de la nation.
« Il est en train de nommer une structure de sa plateforme politique, l’Union sacrée. Qu’est-ce que nous, on a à dire dedans ? Ça, c’est un autre cabinet parallèle qu’il veut mettre en place sous son propre contrôle », a-t-il déclaré.
Pour ce cadre du PPRD, cette démarche ne permet pas, selon lui, de répondre à la crise que traverse la République démocratique du Congo. Il renvoie notamment la responsabilité de cette crise aux dirigeants actuellement au pouvoir et estime qu’un véritable dialogue devrait réunir les différentes parties prenantes.
Interrogé sur l’éventualité de voir des membres du PPRD intégrer le comité de pilotage du dialogue, Ferdinand Kambere a écarté cette hypothèse, réaffirmant ainsi la position de sa famille politique.
Concernant les craintes que pourrait nourrir l’opposition face à l’orientation donnée au dialogue national, le secrétaire permanent adjoint du PPRD rappelle que sa famille politique considère que Félix Tshisekedi doit quitter ses fonctions à l’issue de son second mandat, en 2028.
« L’opposition n’a pas d’autre crainte. L’opposition a un seul mot : Félix est à son second et dernier mandat, il doit partir. C’est tout. Il a échoué, il a mis le pays en crise. Il n’a plus rien à proposer, il n’a plus de solution pour la RDC, il l’a montré, tout le monde le voit. Il n’a qu’à préparer sa valise pour partir », a-t-il affirmé.
À ce stade, les noms des personnalités appelées à composer les différentes structures prévues par l’ordonnance présidentielle n’ont pas encore été dévoilés.
Il sied de signaler que de son côté, l’opposition maintient la pression, avec notamment une manifestation annoncée pour ce mardi 15 septembre dans plusieurs grandes villes du pays.
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