Renvoyé au 19 mai 2026 par la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, le procès relatif au détournement présumé des fonds du Fonds spécial d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) .
À l’origine de ce renvoi : l’absence du principal renseignant, Constant Mutamba, lors de l’audience tenue ce mardi 5 mai 2026. Convoqué pour être entendu, l’ancien garde des Sceaux ne s’est pas présenté, invoquant des raisons de santé.
Une comparution jugée indispensable
La cour a pris acte de cette justification, tout en soulignant le caractère essentiel de sa présence pour la suite de la procédure.
« La cour fera droit à l’avis du parquet général, étant donné que la comparution s’avère nécessaire. Il devra être confronté avec certains témoins. On va devoir lui accorder suffisamment de temps pour qu’il se rétablisse. La cour renvoie l’affaire au 19 mai », a déclaré le président de la chambre.
Un acteur clé au cœur du dossier
À plusieurs reprises cité dans ce dossier de présumées malversations, Constant Mutamba est considéré comme un acteur central, dont les déclarations pourraient contribuer à éclairer plusieurs zones d’ombre.
Son audition est particulièrement attendue, notamment en raison des confrontations possibles avec certains témoins déjà entendus par la cour.
Un contexte judiciaire déjà chargé
Par ailleurs, l’ancien ministre purge actuellement une peine prononcée en 2025 pour détournement de deniers publics dans une affaire distincte. Ce contexte renforce l’attention portée à son rôle dans le dossier FRIVAO, qui concerne la gestion de fonds destinés à indemniser les victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo.
Un rendez-vous judiciaire décisif
Le renvoi de l’affaire illustre la volonté de la cour de garantir un débat contradictoire complet, en s’assurant de la présence de toutes les parties essentielles.
Il sied de noter que l’audience prévue le 19 mai s’annonce ainsi déterminante pour la suite de cette procédure judiciaire à forts enjeux.
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