RDC : « 15 août », la nouvelle rengaine de l’opposition

Après les 8 et 22 juillet, la nouvelle rengaine de l’opposition est centrée sur le 15 août. C’est la date butoir fixée par la Coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) dans la perspective de la convocation du dialogue national par le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Pression populaire maintenue, deux reports de la grande marche pacifique actés, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Augustin Matata disent « donner une chance au dialogue et attendre des actes avant le 15 août 2026 ».

Dans une déclaration faite lundi à Kinshasa, les opposants ont pris acte de la position de Félix Tshisekedi, exprimée à l’issue de son échange avec les chefs religieux, selon laquelle il entendait organiser un « dialogue inclusif, apaisé résolument républicain, dans le respect des institutions et de la Constitution ».

Vigilante, la C64 a « demandé » que le dialogue national inclusif soit officiellement convoqué dans les plus brefs délais pour permettre à la nation d’aborder, dans un esprit de responsabilité et de vérité, les causes profondes de la crise que traverse la RDC : l’agression extérieure et l’insécurité persistante dans l’est de la République, la crise de gouvernance, les difficultés économiques et sociales ainsi que les réformes nécessaires à la réunification du territoire national, la consolidation de la paix et de la démocratie dans le strict respect de la Constitution.

Conséquence directe : la marche, qui devrait chuter au Palais de la nation, bureau du chef de l’Etat, a été reportée. Aucune nouvelle date n’a été donnée pour la manifestation. Par ailleurs, l’opposition a laissé au président Tshisekedi jusqu’au 15 août pour convoquer officiellement ce dialogue, répondant ainsi à l’appel des Églises catholique et protestante.

« A la suite de ses réunions de la Conférence des présidents du samedi 18 et du lundi 20 juillet, la Coalition C64 a décidé, dans l’intérêt supérieur de la nation et fidèle à son engagement constant en faveur d’une résolution pacifique de la crise, de reporter la marche pacifique initialement prévue le 22 juillet 2026. Cette décision constitue un geste de responsabilité. Elle traduit la volonté de la Coalition d’épuiser toutes les voies du dialogue avant d’envisager toute nouvelle mobilisation citoyenne. Elle ne saurait être interprétée comme un renoncement à la défense de l’ordre constitutionnel ni comme un affaiblissement de sa détermination. La responsabilité de la suite du processus repose désormais sur Felix Tshisekedi et son régime. La C64 prend cette position, fort du crédit moral des pères de l’église, et met en garde le pouvoir de tout acte de provocation par toute nouvelle mesure allant dans le sens de la poursuite du processus de changement de la Constitution notamment la promulgation de la loi sur le référendum. La C64 rappelle que les Congolaises et les Congolais attendent des décisions concrètes, un calendrier clair et des actes conformes aux engagements publiquement annoncés », a annoncé la coalition de l’opposition.

En dépit de ce deuxième report, la C64 maintient l’ensemble de ses structures et du peuple congolais dans le pays et dans la diaspora en état de mobilisation et d’alerte maximale.

Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Augustin Matata ont prévenu que si le dialogue national inclusif n’est pas officiellement convoqué au plus tard le 15 août 2026, ou si les engagements annoncés demeurent sans traduction concrète, ils en tireront toutes les conséquences politiques et appellerint le peuple congolais, dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République, à reprendre les actions citoyennes pacifiques nécessaires à la défense de l’ordre constitutionnel, de la démocratie, de l’État de droit et de l’avenir de la nation.


Afriqu’actu / Provinces26rdc.com

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