Ce mercredi 28 octobre 2026, Jean Thierry Monsenepwo s’en est vivement pris aux leaders de la coalition Article 64 (C64) après leur conclave organisé à Rome, en Italie. Dans une tribune intitulée « Conclave de Rome : 20 jours pour dire quoi ? », cet acteur politique proche du pouvoir reproche aux opposants leur réaction tardive à la création du Front de résistance nationale (FRN), qu’il qualifie de mouvement pro-rwandais, ainsi que leur position face à l’implication présumée de Kigali dans la crise sécuritaire en République démocratique du Congo.
« 20 jours pendant que la Nation saigne », dénonce-t-il, critiquant également le choix de Rome pour cette rencontre. Selon lui, les deux jours de travaux des opposants ont abouti à un communiqué qu’il juge complaisant envers Kigali. Il leur reproche notamment de ne pas avoir explicitement condamné le Rwanda et son président, Paul Kagame, ni le FRN.
Jean Thierry Monsenepwo critique également la position de la C64 à l’égard de Joseph Kabila et de Félix Tshisekedi. Il accuse les opposants de mettre sur un même pied d’égalité l’ancien président, qu’il présente comme un allié de l’ennemi, et l’actuel chef de l’État, qu’il considère comme le président élu et légitime de la RDC.
Dans sa tribune, il s’en prend aussi à Moïse Nyarugabo, qu’il associe à plusieurs mouvements rebelles ayant marqué l’histoire du pays. Il reproche aux responsables de la C64 de ne pas dénoncer ses prises de position, qu’il estime menaçantes pour la RDC.
Sur le dossier de la loi référendaire, Jean Thierry Monsenepwo rejette les accusations de coup d’État constitutionnel formulées par les opposants. S’appuyant sur les articles 5 et 218 de la Constitution, il soutient que le peuple congolais, détenteur du pouvoir originaire, peut s’exprimer par référendum. « Où est le coup d’État quand on donne la parole au peuple ? », interroge-t-il.
L’acteur politique conteste par ailleurs l’exigence d’un dialogue national « intégral, sans exclusive » défendue par la C64. Tout en reconnaissant l’importance du dialogue dans la recherche de la paix, il estime que les acteurs impliqués dans la lutte armée doivent d’abord déposer les armes avant de participer aux discussions politiques.
Il affirme que Félix Tshisekedi n’a jamais refusé le dialogue, mais qu’il conditionne celui-ci à l’abandon de la lutte armée et de la logique de confrontation. Il accuse, en outre, certains opposants d’être financés par le réseau Kabila-Kagame, sans toutefois avancer de preuves à l’appui de cette allégation.
En conclusion, Jean Thierry Monsenepwo appelle à une rupture entre l’opposition qu’il qualifie de républicaine et les cinq responsables politiques réunis à Rome, qu’il accuse de se rapprocher de l’axe FRN-Kigali. Il salue les jeunes opposants qui, selon lui, ont choisi de rester au pays plutôt que de participer à ce conclave.
Il sied de noter que cette sortie intervient dans un contexte de fortes divergences entre le camp présidentiel et la C64 sur la gestion de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, la loi référendaire et les conditions d’organisation du dialogue national.
Provinces26rdc.com
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