Le parti de l’opposition, Nouvelle génération pour l’émergence du Congo (NOGEC) de l’ancien garde des Sceaux, Constant Mutamba, confirme la présentation de vingt de ses militants devant le parquet de N’Djili. Les 20 cadres et sympathisants avaient été interpellés lors d’une manifestation politique à Kinshasa.
L’affaire connaît le début de son feuilleton judiciaire. Après plusieurs jours de garde à vue, les militants sont désormais placés sous la responsabilité du ministère public, qui doit se prononcer sur la suite de la procédure.
La direction du parti annonce que ses militants sont à leur troisième nuit de détention. Le camp Mutamba estime que ce délai interroge le respect des garanties constitutionnelles relatives à la liberté de réunion, d’association et au fonctionnement des partis politiques.
Dans son communiqué, la formation politique parle d’une « nouvelle vague de persécutions politiques ». Elle dénonce ce qu’elle qualifie d’« acharnement manifeste » contre ses cadres, ses militants et son guide idéologique, Constant Mutamba.
Le parti membre de l’Opposition républicaine va plus loin en affirmant que son leader est « injustement condamné et détenu illégalement ». Pour la NOGEC, toutes ces arrestations en cascade traduisent la volonté d’empêcher l’activité normale de l’opposition.
Face à cette situation, le parti a modifié son agenda. La mobilisation générale prévue le samedi 27 juin pour exiger la libération de Constant Mutamba est reportée à une date qui sera communiquée ultérieurement.
La raison avancée est la solidarité avec les détenus. « Cette décision traduit notre solidarité envers nos camarades détenus et notre détermination à assurer le suivi de leurs dossiers jusqu’à leur libération », résume le communiqué.
Plutôt que la rue, le parti choisit le prétoire et promet de suivre chaque dossier jusqu’à une décision judiciaire. C’est désormais au parquet de trancher. Toute l’attention se porte donc sur le parquet de N’Djili. Ses décisions dans les prochains jours seront lues comme un test de l’équilibre entre la gestion de l’ordre public et la préservation des libertés politiques en RDC.
En attendant, la NOGEC annonce qu’il continuera à documenter les interpellations et à saisir les instances compétentes. Dans l’entre-temps, le parti appelle ses militants à la discipline et à éviter toute escalade pendant l’instruction des dossiers.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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