RDC : 32 militants de l’UNAFEC et de l’ARDEV poursuivis pour terrorisme et association de malfaiteurs à Lubumbashi

Le tribunal militaire de garnison de Lubumbashi, siégeant en chambre foraine au stade Kibasa Maliba, a poursuivi ce lundi 27 avril l’audience en flagrance opposant le ministère public à 32 jeunes militants des partis politiques UNAFEC et ARDEV.

Les prévenus sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs et terrorisme. Ils sont accusés d’avoir semé des troubles dans la commune de la Kenya, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, il y a deux semaines. L’audience de ce lundi a principalement été consacrée à l’instruction du dossier, à l’audition d’un renseignant et sur les graves chefs d’accusation qui pèsent sur les 32 membres de ces deux partis politiques.

Le ministère public leur reproche d’avoir planifié et exécuté des actes de terreur les 13 et 14 avril derniers. Pour rappel, ces affrontements à l’arme blanche s’étaient soldés par des véhicules incendiés, des pillages systématiques et un climat de désolation dans le centre commercial de la Kenya.

Débats autour de l’identification des accusés
Le débat a rapidement tourné à la confrontation technique entre les parties. La défense a exigé des preuves formelles sur l’implication individuelle de chaque prévenu. La partie civile a toutefois reconnu la difficulté de désigner précisément les auteurs de chaque acte de vandalisme, invoquant le chaos indescriptible qui régnait lors des émeutes.
Un témoignage sème le doute
Le tribunal a également entendu un renseignant dont la déposition a créé la surprise. Ce dernier a affirmé que deux des prévenus à la barre ne sont pas des militants, mais un chauffeur et son convoyeur. Selon ce témoin, ils auraient été arrêtés « à tort » par les forces de l’ordre alors qu’ils se trouvaient simplement sur les lieux de l’incident pour leur travail.
L’instruction se poursuit ce mardi 28 avril. Le tribunal militaire attend notamment l’audition de l’administrateur du marché de la Kenya. Son témoignage sera déterminant pour évaluer l’ampleur des dommages et identifier les meneurs de ces violences qui ont paralysé l’activité économique de la commune.


Radio Okapi / Provinces26rdc.com

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